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Des personnalités partisantes révèlent les dysfonctionnements de la stratégie du gouvernement lors des travaux de la 12ème session de l’Université Populaire

Les travaux de la 12ème session de l’Université Populaire, organisée hier samedi à Rabat par l’Académie Lahcen Lyoussi relevant du parti du Mouvement Populaire, sous le thème « Des approches à la lumière des enjeux du nouveau Etat social et des répercussions économiques actuelles », ont été marqués par la participation de plusieurs acteurs politiques et académiques qui ont évoqué le nouvel Etat social et n’ont pas manqué d’attirer l’attention du gouvernement sur l’importance d’une intervention d’urgence pour préserver la paix sociale, surtout à la lumière de l’accélération de la hausse des prix en raison des répercussions de la « Covid-19 », de la problématique de la pénurie d’eau et des répercussions de la guerre russo-ukrainienne.

M. Miyara salue l’initiative de l’Université Populaire

Pour sa part, M. Naâm Miyara, Président de la Chambre des Conseillers et Secrétaire général de l’Union Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM), a salué l’initiative de l’Université Populaire, qui a choisi de débattre du thème « Des approches à la lumière des enjeux du nouvel Etat social et des répercussions économiques actuelles », affirmant que ce sont les partis sérieux qui offrent des espaces de débat public et évoquant certains fondements de l’Etat social comme la garantie de la couverture sanitaire, de l’égalité des chances dans l’éducation, des opportunités d’emplois et de la vie décente.

M. Miyara a rappelé que la Chambre des Conseillers avait organisé les travaux du 6ème Forum parlementaire international de la justice sociale sous le thème « Le dialogue social et les enjeux de l’Etat social », soulignant que le débat autour de l’Etat social ne part pas de néant, précisant à cet égard que la Constitution a consacré une place de choix au volet social, puisqu’elle a stipulé une série riche de droits économiques, sociaux et environnementaux.

M. Miyara a évoqué également, à cet égard, la Volonté Royale et l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), ainsi que les engagements inscrits dans le programme gouvernemental, dans lequel les préoccupations liées au développement du modèle économique, de la promotion de l’emploi et du développement durable et du renforcement de la cohésion sociale et territoriale ont occupé une place centrale.

M. BenKirane : Aherdane et El Khatib ont rendu des services inestimables au pays

Pour sa part, M. Abdelilah Benkirane, Secrétaire général du Parti de la Justice et du Développement (PJD), a commencé son intervention en rappelant l’histoire du Mouvement Populaire et du PJD et les liens forts qui les unissent, en affirmant « nous sommes des frères jumeaux ».

M. Benkirane a souligné que c’est la première fois qu’il prend part à une activité partisane autre que celles organisées par le PJD depuis sa réélection à la tête de son parti, ce qui témoigne des relations qui le lient au parti du Mouvement Populaire et plus particulièrement de l’amitié qu’il a nouée avec M. Mohand Laenser, Secrétaire général du Mouvement Populaire.

M. Benkirane a ajouté que Dr. Al Khatib et Aherdane, que Dieu leur accorde Sa miséricorde, ont rendu des services inestimables à la patrie, affirmant « qu’il s’agirait du plus grand service politique »  et notant qu’ils ont focalisé au début de leur actions sur deux choses, dont la première a été l’Islam.

Dans ce contexte, M. Benkirane a évoqué le parcours du Dr AbdeKarim Al Khatib, qui était connu de tous, qui n’était pas marqué par l’Islam en tant que religion, précisant que sa vie était plutôt basée sur l’Islam en tant que démarche.

M. Benkirane a poursuivi que « Ssi Aherdane était un saint qui ne se séparait pas du Coran » et « n’a jamais prononcé un mot de travers ».

Le Secrétaire général du PJD a indiqué que feus Aherdane et Al Khatib avaient apporté leur contribution pour que le Maroc demeure ce qu’il est aujourd’hui et ne change pas.

M. Benkirane a rappelé que la deuxième question sur laquelle les deux leaders avaient focalisé leur action était la monarchie, précisant que dans le passé, il n’y avait pas de consensus autour de la monarchie et qu’il était difficile de dire que vous êtes monarchiste, mais « les deux hommes ne sont jamais ébranlés par rapport à leur position au sujet de la monarchie ».

M. Benkirane a indiqué que malgré les circonstances difficiles que traverse le Royaume, « je suis convaincu que s’il poursuit son parcours en s’appuyant sur ses fondements basés sur l’Islam et la monarchie, nous surmonterons en toute sécurité toutes les difficultés à l’avenir ».

M. Benabdellah : Nous redoutons que l’Etat social reste un slogan sur le papier

Pour sa part, M. Nabil Benabdellah, Secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), a souligné la nécessité d’un espace de débat, surtout à la lumière des circonstances difficiles que le Maroc a connues, surtout après deux ans de la « Covid-19 », la hausse des prix, ainsi que la guerre russo-ukrainienne qui aura un impact sur les pays en développement.

M. Benabdellah, qui a salué la position sage et équilibrée du Maroc basée sur la « neutralité positive » concernant la guerre russo-ukrainienne, a affirmé « nous redoutons que le slogan de l’Etat social scandé par le gouvernement ne soit que sur le papier, surtout à la lumière des difficultés exacerbées par la hausse des prix des produits de consommation de base et des hydrocarbures, mettant l’accent sur la nécessité pour le gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour protéger le pouvoir d’achat des citoyens, notamment à travers le contrôle et la révision des prix des denrées alimentaires et des hydrocarbures qui ont connu une hausse significative.

Archane exprime l’espoir de la réunification de la famille harakie

Pour sa part, M. Abdessamad Archane, Secrétaire général du Mouvement Démocratique et Social (MDS), a affirmé que le MDS est le fils du Mouvement Populaire, exprimant l’espoir de la réunification de la famille cinétique.

M. Archane a souligné que le Maroc a connu un saut qualitatif dans les différents domaines et la naissance d’importants projets qui ont couvert divers domaines depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

M. Archane a également appelé à donner une chance au gouvernement, affirmant que « quatre mois ne sont pas suffisants pour évaluer l’action du gouvernement », notant que « l’objectif de l’opposition et de la majorité est de servir le pays et les citoyens sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi ».

M. El Otmani évoque les défis du Royaume

A son tour, M. Saâd Dine El Otmani, l’ancien Secrétaire général du PJD et ex-Chef du gouvernement, a mis en garde contre les défis auxquels est confronté le Royaume, notamment ceux liés à la position géopolitique du Maroc, ainsi que les défis économiques et sociaux .

M. Chahid a critiqué l’hégémonie politique

Par ailleurs, le Président du Groupe Socialiste à la Chambre des Représentants, M. Abderrahim Chahid, a critiqué l’hégémonie politique de la majorité gouvernementale, affirmant que le gouvernement adopte une politique qui considère la communication comme une simple opération descendante d’information.

M. Chariya salue le rôle de l’opposition

Pour sa part, M. Ishaq Chariya, coordinateur du Parti libéral Marocain, a salué le rôle important joué par l’opposition au Parlement, affirmant que le gouvernement est loin de l’adoption d’une approche sociale, vu que le rôle des gouvernements est de protéger les classes populaires.

M. Chariya a critiqué le gouvernement pour avoir retiré certains projets de lois relatifs à la lutte contre la corruption, ainsi que pour avoir plafonné l’âge des candidats aux concours, privant ainsi de nombreux titulaires de diplômes d’accéder au secteur de l’enseignement, tout en refusant de plafonner les prix et en laissant le citoyen face aux pratiques spéculatives.

M. Chariya a affirmé, dans ce sens, « ce qui est à craindre aujourd’hui pour le Maroc n’est pas la hausse des prix et les crises, mais l’absence d’un débat démocratique et d’une ouverture sur toutes les composantes du paysage ».

Le gouvernement a lancé des slogans qui dépassent ses capacités

Dans le même contexte, M. Chaker Achahbar, Secrétaire général du Parti du Renouveau et de l’Equité, a évoqué la situation difficile actuelle, soulignant le rôle des partis s’agissant de la sensibilisation des citoyens et indiquant que les sociétés intelligentes sont celles qui changent en fonction des exigences de la conjoncture.

M. Achahbar, qui a affirmé qu’il était un haraki et a exprimé l’espoir de rassembler la famille Haraki, a critiqué le gouvernement qui a lancé des slogans qui dépassent ses capacités.

Ateliers de la rencontre

Il est à signaler que le programme des travaux de l’Université Populaire s’est articulé sur trois axes principaux. Ainsi, le premier axe a traité de la thématique « Les enjeux du développement humain et territorial, entre la pandémie et la sécheresse », avec la participation de M. Addi Sbaîi, analyste et expert des affaires parlementaires, M. Ahmed Assid, écrivain et militant des droits de l’homme, et M. Mohamed Harakat, analyste économique et expert international dans le domaine de la gouvernance.

Le deuxième thème a abordé la thématique « Le système des prix et les enjeux de la préservation du pouvoir d’achat », avec la participation de M. Hicham Sadouq, Professeur à l’Université Mohammed V de Rabat, M. Driss El Azami, ancien ministre, et M. Rachid Hammouni, Président du Groupe Progrès et Socialisme à la Chambre des Représentants.

Le troisième axe a abordé la thématique « L’alternative économique et sociale face à la crise », avec la participation de M. Mohamed Jaouad, ingénieur et analyste économique, M. Moncef Ziyani, membre du Conseil Economique, Social et Environnemental, et Mme Farah El Hassani, professeur à l’Université Euromed de Fès.

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