Activités parlementaires

Mellal souligne l’échec du « gouvernement Akhannouch » dans sa lutte contre le chômage

Zineb Abou-Abdellah

Younes Mellal, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers, a souligné l’échec du gouvernement à formuler une stratégie efficace pour créer des opportunités d’emploi et réduire le chômage, affirmant que « compte tenu de la vulnérabilité de l’économie nationale et de sa faible immunité, et en l’absence de véritables mesures gouvernementales pour inciter les entreprises, en particulier les petites entreprises qui souffrent d’une hémorragie continue appelée faillite, l’état des lieux de l’emploi demeure en deçà des aspirations et manque de qualité et d’efficacité dans la réalisation des objectifs fixés par le gouvernement et des prévisions annoncées ».

Commentant la réponse du ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, M. Younes Sekkouri, à une question sur “l’évaluation de la politique de l’emploi dans notre pays”, mardi dernier lors de la séance des questions orales à la Chambre des Conseillers, M. Mellal a précisé que le marché de l’emploi dans le Royaume enregistre une augmentation croissante du taux de chômage, qui a atteint 16% dans les grandes villes, réfutant les justifications avancées par le gouvernement, notamment celle liée à la sécheresse.

Mellal a ajouté que le problème aujourd’hui réside non seulement dans l’incapacité du gouvernement à honorer son engagement de créer un million d’emplois dont 500.000 emplois supplémentaires grâce à l’application de la nouvelle charte d’investissement, à récupérer 3 millions d’opportunités d’emploi perdues à cause de la crise pandémique et à trouver des solutions pour plus de 300.000 opportunités d’emploi perdues à cause de la sécheresse et de l’échec de la politique agricole adopté. Ce problème consiste plutôt en l’absence de toute vision du gouvernement pour protéger les opportunités d’emploi existantes.

Mellal a conclu son intervention en s’interrogeant sur comment le gouvernement parie sur la protection des opportunités d’emploi restantes alors qu’il marginalise, dans le cadre du dialogue social sectoriel qu’il mène, l’organe le plus important en matière de protection de l’emploi, à savoir les inspecteurs du travail, représentés par leur cadre syndical indépendant, notant que si l’inspecteur du travail souffre, qu’en est-il alors du salarié et de l’employé ?

 

 

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page