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Un éditorial au féminin

Par Halima Assali (*)

Il est beau de célébrer la Journée internationale de la femme et il est encore plus beau que les femmes reçoivent des bouquets de roses et que des cérémonies soient organisées pour leur rendre hommage et prononcer des discours en leur honneur, avant que  de clore ces meetings dans l’attente du 8 mars de l’année prochaine.

Le 8 mars, nous tombons, à cause de notre omission, dans le piège du confinement de la question de la femme dans cette dichotomie du développement et des grandes villes, délaissant les femmes rurales résidant dans les confins des montagnes et qui sont confrontées à la rudesse de la nature et à toutes les manifestations de l’exclusion et de la marginalisation. Nous oublions les femmes au foyer qui étaient classifiées avant l’instauration de la carte d’identité biométrique dans la case « sans ». Nous perdons de vue les femmes qui accouchent dans les rues et devant les portes des dispensaires, et d’autres femmes encore.

Nous devons reconnaître, à l’occasion de cet événement annuel, que nous n’avons pas pu accompagner la véritable révolution lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en faveur des droits des femmes. Je citerai à cet égard à titre d’exemple le Code de la famille, la loi sur la nationalité pour les femmes marocaines mariées à des étrangers et la règle de la discrimination positive. Cette dernière règle qui n’a pas été traitée comme une mesure transitoire uniquement, dans la perspective de la normalisation des femmes avec l’action politique.

Les femmes politisées, que la conjoncture a contribué à réaliser leur intégration, devraient faire preuve d’altruisme, ouvrir la voie à de nouvelles élites et se rendre compte que gagner l’enjeu de la parité commence par les femmes, car il est paradoxal que les femmes, qui représentent une grande masse électorale par excellence, ne votent pas en faveur de leurs sœurs.

Il y a beaucoup à dire, mais ni l’espace ni le temps ne le permettent.

A cette occasion, je tiens à évoquer l’âme pure de ma sœur et campagne de route Zahra Cheguaf, qui était le modèle de la femme marocaine patriote et harakie, soucieuse de défendre les causes et les intérêts de son pays et de son parti.

A toutes les femmes du Maroc et du monde, je dis : soyez meilleures chaque 8 mars.

 

(*) Membre du Bureau politique du Mouvement Populaire

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