MP/zineb abou abdelah
M. Adil Sbaîi, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, a adressé une question écrite au ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, M. Ahmed Bouari, au sujet de la faible offre d’animaux destinés au sacrifice à l’occasion de l’Aïd Al-Adha et de la flambée de leurs prix.
Dans sa question écrite, le député parlementaire haraki a indiqué que « l’opinion publique avait suivi vos déclarations officielles, dans lesquelles vous avez souligné, sur un ton rassurant, que le cheptel national consacré à l’Aïd Al-Adha cette année s’élevait à environ 9 millions de têtes, confirmant ainsi que l’offre était suffisante pour répondre aisément à la demande. De même, le Chef du gouvernement avait également évoqué au Parlement que le cheptel national comptait près de 40 millions de têtes. Or, la réalité dans les souks a révélé une situation toute autre ».
M. Sbaîi a affirmé que les citoyens avaient constaté une hausse sans précédent des prix des animaux destinés au sacrifice, aggravée par une faible offre, voire l’absence d’animaux destinés au sacrifice dans plusieurs souks. Cela a poussé les citoyens à s’interroger sur la crédibilité des déclarations et des annonces officielles, compte tenu des souffrances qu’ils ont endurées pour se procurer un mouton pour le sacrifice à un prix abordable qui convient à leur pouvoir d’achat, notamment pour les catégories démunies et vulnérables et celles disposant de revenus limités.
Le député parlementaire haraki a ajouté « ce qui est frappant, c’est que, face à cette pénurie, de nombreux citoyens et citoyennes ont été contraints de faire la queue devant les grandes surfaces pour se procurer des animaux destinés au sacrifice à l’occasion de l’Aïd Al-Adha, alors que de larges franges ont dû renoncer au rituel du sacrifice pour la deuxième année consécutive en raison de la flambée des prix et de l’offre limitée ».
M. Sbaîi a souligné que cette situation a engendré une perte de confiance dans les déclarations officielles concernant l’abondance du cheptel national, au regard notamment de la persistance du contrôle des souks par les intermédiaires et de la forte hausse des prix et ce, malgré le soutien public alloué au secteur et aux importations d’ovins.
Le député parlementaire haraki a poursuivi en affirmant qu’en revanche, plusieurs éleveurs ont confirmé qu’ils ont été confrontés à une hausse des coûts de production, notamment des prix des aliments de bétail qui ont augmenté d’environ 100 dirhams par quintal, alors que le soutien versé n’a pas dépassé 75 dirhams par tête. De ce fait, les principaux bénéficiaires de cette situation seraient les spéculateurs et les intermédiaires, selon le député parlementaire haraki.
Face à cette situation ambiguë et anormale, M. Sbaîi a interpellé le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts sur les véritables raisons de la faible offre et de la hausse des prix des animaux destinés au sacrifice malgré les déclarations officielles relatives à l’abondance du cheptel national.
Par ailleurs, le député parlementaire haraki a également interpellé le ministre de tutelle sur les moyens de rétablir la confiance des citoyens dans les données et les déclarations officielles relatives au secteur.
