Mme Aziza Boujrida, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, a exprimé sont étonnement à l’égard de l’ambiguïté du gouvernement dans sa gestion de la réforme des régimes de retraite et ce, malgré les promesses du gouvernement d’examiner le projet de loi au Parlement en mai prochain, ce qui contribue à la perte de confiance par rapport à ce chantier social sensible.
Commentant la réponse de la ministre de l’Economie et des Finances, Mme Nadia Fettah Alaoui, à une question orale posée par le Groupe Haraki à lors de la séance de questions orales, tenue le lundi 27 avril 2026 à la Chambre des Représentants, Mme Boujrida a mis l’accent sur la nécessité de respecter les principes de justice sociale et d’équité intergénérationnelle et de garantir la dignité des retraités dans le cadre de cette réforme.
La députée parlementaire harakie a indiqué, en revanche, que les informations rapportées par certains syndicats en relation avec le fameux « trinôme maudit » (relèvement de l’âge de départ à la retraite, augmentation des cotisations et réduction des pensions) ne constituent nullement les ingrédients d’une réforme rassurante pour les fonctionnaires, mais, bien au contraire, accentue l’anxiété des adhérents et des retraités.
Par ailleurs, Mme Boujrida a rappelé le coût du relèvement de l’âge de départ à la retraite, notamment sur les opportunités d’emploi offertes aux jeunes, notant également que la réduction des pensions impacterait directement le pouvoir d’achat des retraités, souffrant déjà des hausses de prix successives.
La députée parlementaire harakie a souligné, en outre, que le Groupe Haraki soutient une « réforme audacieuse des régimes de retraite », mais sans pour autant compromettre les droits acquis des salariés et des retraités.
D’autre part, Mme Boujrida a appelé le gouvernement à prévoir le renforcement des retraites complémentaires afin de garantir une retraite décente aux Marocains.
La députée parlementaire harakie a également souligné que l’adoption d’une approche participative pour le traitement de ce dossier sensible, qui concerne tous les citoyens et citoyennes, ne doit pas se limiter aux syndicats uniquement, appelant à associer l’institution législative préalablement à la soumission du projet de loi.
