Skip links

M. Ouzzine interpelle le ministre Bensaïd au sujet du déclin de la qualité des contenus médiatiques et des dangers de la banalisation avec la médiocrité sur les chaînes publiques et les plateformes digitales

MP/ Aliae Errifi
M. Mohamed Ouzzine, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, a adressé une question écrite au ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, M. Mehdi Bensaïd, au sujet du déclin de la qualité des contenus médiatiques et des dangers de la banalisation avec la médiocrité sur les chaînes publiques et les plateformes digitales.

Dans cette question, M. Ouzzine a affirmé « alors que nous attendions de nos médias publics qu’ils soient phare de la conscientisation et garant des valeurs, nous sommes confrontés à une amère réalité où le paysage médiatique s’est transformé tantôt en un ‘‘marché de surenchères’’ et tantôt en une ‘‘arène de chantage’’ », notant l’émergence dernièrement d’une catégorie connu sous le nom d’« opportunistes des médias » (Frakchia), qui se nourrissent de la souffrance d’autrui et dont le marché ne prospère que dans un climat où règne la diffamation et la violation des vies privées, au mépris de toute règle déontologique et éthique.

Dans ce contexte de déclin, M. Ouzzine a évoqué certains médias qui se prétendent la proximité du citoyen mais qui ne font que courir après de vaines promesses, s’interrogeant sur la logique médiatique et professionnelle qui dicte la mobilisation d’équipes humaines et techniques pour poursuivre une mule égarée dans les rues et la diffusion de cet incident en direct aux Marocains comme s’il s’agissait d’un événement majeur.
A cet égard, M. Ouzzine a souligné que « cette tribune qui promeut la futilité et qui a transformé le micro d’outil d’information en un instrument de bouffonnerie, constitue un exemple flagrant de médias de la diffamation et de l’abus, qui vendent des illusions et manipulent les esprits.

Par ailleurs, le député parlementaire haraki et Vice-président de la Chambre des Représentants a souligné que le danger réside non seulement dans la prolifération des « médias futiles », mais plutôt dans la propagation de cette logique lucrative au cœur même des institutions médiatiques publiques financées par l’argent des contribuables, évoquant les scènes que les Marocains ont suivies dans des émissions à caractère familial (comme « Lalla Laâroussa ») qui banalisent avec la violence verbale et physique, portant atteinte à la dignité des hommes et des femmes. Il a précisé, à cet égard, qu’il ne s’agit pas d’un simple écart passager, mais d’une déviation éthique et morale inquiétante qui exige une attention particulière.

D’autre part, M. Ouzzine a considéré que le recours au sensationnalisme de bas étage et la prévalence d’une logique purement quantitative au détriment des valeurs constitue un « suicide culturel collectif », s’interrogeant comment la trivialité est devenue un critère de réussite et l’étalage des problèmes personnels est devenu un divertissement.

A cet égard, M. Ouzzine a souligné que nous sommes confrontés actuellement à une tentative systématique de normaliser avec la laideur et de la banaliser aux yeux de nos enfants, de nos jeunes et de nos femmes.

Dans ce sens, le député parlementaire haraki a interpellé le ministre Mehdi Bensaïd sur les rôles des instances de régulation à l’égard des contenus diffusés sur nos écrans, en particulier lorsque les médias mutent de l’édification des Hommes à la destruction des fondements.

Dans ce cadre, M. Ouzzine a appelé le ministre de tutelle à présenter les mesures d’urgence qui seront prises pour endiguer ce chaos et préserver le goût du public face au flot de futilités qui envahit les foyers sans qu’on le veuille. Il s’est également interrogé sur la stratégie que le ministère de tutelle compte adopter pour redorer le blason des médias publics en tant qu’institution éducative et de sensibilisation, au lieu d’être détournés vers une concurrence inéquitable avec des plateformes qui n’ont de lien avec le professionnalisme que le nom.

Leave a comment