Skip links

Sidi Salouh El Joumani… fidélité à un parcours patriotique et à une expérience au service du Maroc de l’unité

✍️Dr Khadija El Gour
Quand on évoque Sidi Salouh El Joumani, on n’évoque pas simplement un homme qui a choisi de rester fidèle au parti du Mouvement Populaire, mais bien d’une personnalité politique de premier plan, d’une des figures emblématiques et symboliques du Sahara marocain, et d’un long parcours intimement lié à l’action politique et patriotique et à une foi inébranlable dans l’unité du Maroc et ses constantes.
Son affirmation qu’« il n’est pas un adepte du nomadisme politique » revêt une signification qui transcende ce qui est conjoncturel. C’est une expression du sens de la loyauté en politique et de la conviction que l’appartenance n’est pas une escale passagère et que l’action politique véritable est un parcours de responsabilité et de générosité.
Sa fidélité au parti du Mouvement Populaire revêt un sens plus profond lorsqu’on évoque l’histoire du Mouvement Populaire qui, depuis sa fondation en 1957, a cumulé près de sept décennies de présence dans la vie politique nationale. Il s’agit d’une école politique dont le nom est lié, au cœur de son projet, à la défense de l’unité nationale, à la loyauté envers la monarchie, à la diversité culturelle et identitaire du Maroc, à la justice sociale et territoriale et à la réhabilitation dans leurs droits des zones et des populations qui sont demeurées, durant des décennies, dans la marginalisation géographique et développementale.
Le Mouvement Populaire est né au cœur d’un Maroc différent par sa topographie et ses prolongements sociaux et culturels ; le Maroc des zones montagneuses, rurales, oasiennes et frontalières ; un Maroc qui revendiquait que le développement, la représentation et la justice soient un droit commun à tous ses citoyens.
Ainsi, la langue amazighe, en tant que l’une des composantes authentiques de l’identité marocaine, a fait partie intégrante de cette vision qui perçoit le Maroc tel qu’il est : un Maroc aux multiples affluents, uni par son appartenance nationale et riche par sa diversité culturelle, linguistique et civilisationnelle.
Cette identité marocaine plurielle n’est en aucun cas incompatible avec l’unité. Bien au contraire, sa force réside dans sa capacité à faire de la diversité une source de richesse et des différences des atouts au sein d’une même nation.
Dans ce contexte, la présence d’une figure comme Sidi Salouh El Joumani prend une importance accrue, car il incarne un prolongement saharoui au sein d’une école politique, fondée historiquement sur l’écoute du Maroc profond et des régions qui ont façonné une grande partie de l’identité nationale du Maroc.
De plus, son expérience appartient à une génération de personnalités politiques qui ont cumulé une connaissance profonde de la société, de l’Etat, des institutions et des transformations qu’a connues le Maroc. Cette expérience, alliée à l’intégrité, à la droiture, à la compétence et à la loyauté, constitue un capital national qu’il faudrait investir pour construire l’avenir.
À l’heure où la restauration de la confiance dans l’action politique est devenue l’un des enjeux majeurs, la société a besoin de personnalités similaires aux parcours clairs, dont les positions et les constantes sont connues de tous, et dont l’expérience incarne le sens de l’engagement et de la responsabilité.
La réhabilitation de la politique n’est pas tributaire uniquement de l’émergence de nouveaux visages, ni même du renouvellement du discours, mais également de redonner ses lettres de noblesse à l’expérience, à l’éthique politique et à la mémoire nationale, et de créer une synergie entre des générations qui ont accumulé l’expertise et celles qui portent l’énergie du renouveau.
Dans cette perspective, Sidi Salouh El Joumani peut jouer un rôle déterminant durant l’étape à venir, non seulement en tant que figure emblématique du Sahara marocain, mais aussi en tant que l’un des fils de cette nation capables de contribuer à la consécration du Maroc de l’unité, au renforcement de la confiance, à la défense de ses constantes et à la consolidation de la justice sociale et territoriale.
Le Maroc se l’unité auquel nous aspirons n’est pas seulement le Maroc du centre, mais plutôt le Maroc du Sahara, des montagnes, des oasis et des zones frontalières, rurales et urbaines ; un Maroc où chaque citoyen, où qu’il soit, sent qu’il a sa place, un rôle à jouer et le plein droit de participer au développement, à la prise de décision et à l’avenir de la nation.
C’est là que converge l’expérience de Sidi Salouh El Joumani avec l’essence de la prochaine étape, dans le sens où l’expertise des générations se transforme en une force pour l’avenir, que converge l’énergie de la jeunesse avec la sagesse de l’expérience, que la diversité marocaine devienne une source de force et que la justice territoriale soit partie intégrante du projet national.
Dans ce contexte, la loyauté envers « L’Epi » ne saurait se limiter à une loyauté à l’égard d’un symbole partisan. Il s’agit d’une loyauté à un parcours politique, à une mémoire nationale et à un système de valeurs foncièrement convaincu que le Maroc uni ne peut être fort qu’avec toutes ses composantes, toutes ses zones et tous ses fils et filles.
Sidi Salouh El Joumani, fort de l’expérience qu’il a capitalisée, et de ce qu’il représente en tant que prolongement sahraoui et de son intégrité, sa droiture et sa compétence reconnues, peut être l’une des figures qui contribuent à restaurer la confiance dans l’action politique, à relier le passé à l’avenir et à faire de l’expérience un levier pour bâtir un Maroc plus uni, plus juste et plus solidaire.
Le Sahara est marocain, le Maroc est uni, son identité est plurielle et riche, et son avenir se construit grâce à l’expertise de tous ses fils et filles ; du Sahara aux montagnes, des oasis aux zones frontalières, des villages aux villes.
C’est le Maroc de l’unité auquel nous croyons : un Maroc qui ne laisse personne de côté, aucun citoyen hors de ses calculs, et aucune des composantes de son identité en dehors de sa mémoire et de son avenir.

Leave a comment