Dans une démarche imprudente et injustifiée, M. Aziz El Hannaoui, en sa qualité de Secrétaire général de l’Observatoire marocain de lutte contre la normalisation, s’est attaqué à moi suite à mon intervention lors de la séance d’interpellation du Chef du gouvernement à la Chambre des Représentants au sujet du thème portant sur la politique sanitaire de notre pays.
En effet, l’intérêt d’individus comme M. El Hannoui, aussi rares soient-ils, qui ne partagent avec nous que l’air et le sol de la patrie, loin de ses préoccupations et de ses causes vitales, n’a été suscité, dans une intervention ayant porté sur la santé des citoyens et l’échec de la politique gouvernementale à garantir la sécurité sanitaire, que par un paragraphe dans lequel j’ai exprimé notre rejet absolu, en tant que parti, de « transformer le soutien à des causes justes en une justification du chaos et du laxisme ».
Plus étonnant et amer encore, il n’a même pas pris la peine de comprendre l’expression « le soutien à des causes justes », simplement parce que les esprits fossilisés sont programmés pour mal interpréter et créer une gloire illusoire et imaginaire, même au détriment de la réalité des Marocains et de l’avenir de la nation.
Alors, où est la faute si nous demandions à M. Aziz, que je ne connais pas du tout et qui n’était même pas concerné par une opinion responsable que j’ai exprimée lors d’une session constitutionnelle, de s’opposer à la normalisation avec le chaos dans les manifestations, le non-respect des lois de la nation et l’atteinte aux intérêts suprêmes de la nation, tout comme il s’oppose à la normalisation avec Israël ?
De plus, pourquoi Aziz a-t-il ignoré de commenter le reste de mon intervention concernant les souffrances endurées par les citoyens dans les hôpitaux, notamment et à un degré supérieur, les membres de sa tribu dans la Région Drâa-Tafilalet, victimes de marginalisation et d’exclusion ? Nous ne l’avons jamais entendu se soulever contre la politique de normalisation avec leur pauvreté, leur sous-développement et la faiblesse de leurs indicateurs humains, d’autant plus qu’il est membre d’un parti d’opposition que nous apprécions et respectons, qui a géré les affaires du pays et signé l’accord tripartite avec un esprit patriotique sincère, même si Aziz opte pour une position aisée en portant le costume de la lutte contre la normalisation, bien qu’il soit un responsable dans un parti qui a entériné la normalisation. Alors, qui demande des comptes à qui ?
La sortie de M. Aziz El Hannaoui m’a rappelé ces « élites » avec lesquelles nous partageons l’acte de naissance dans cette patrie, mais qui, tout au long de leur parcours, ont sorti des parapluies chaque fois qu’il pleuvait à Damas, Bagdad, Paris, Moscou ou Téhéran.
Il s’agit d’une race gangrenée par la nation, endoctrinée par des idéologies importées et copiées, et pour laquelle la patrie ne représente rien d’autre qu’un lieu de résidence, une source de rente fonctionnelle ou un actif commercial qu’elle investit dans la bourse du nationalisme, du baasisme et du safadisme ; une race qui exploite les artères sûres du pays, grâce à une monarchie marocaine authentique et aux immenses sacrifices des Marocains pour garantir les libertés publiques et consolider l’intégrité territoriale, pour mobiliser des Marocains qui soutiennent instinctivement et spontanément toutes les causes justes et faire écho à ses gémissements dans les laboratoires de fabrication du chiisme et d’opposition aux intérêts d’une patrie qui les a rassurés et nourris.
Ce qui nous a frappé dans la sortie de M. Aziz, c’est qu’il a parlé au nom du peuple marocain et de ses composantes vitales dans l’un de ses dernières crises de mégalomanie délirante, oubliant ou feignant d’oublier qu’il s’adresse à un représentant du peuple, et non à un représentant d’un observatoire qui n’observe que ceux qui sont en désaccord avec ses opinions, orientations et degré de patriotisme sincère.
La légitimité c’est la légitimité des urnes qui nous ont accordé, ainsi qu’à son parti, la légitimité pour plaider au sein des institutions de la nation afin de défendre ses causes et ses positions diplomatiques judicieuses. Alors, qui surenchérit sur qui ?
M. Aziz, si vous étiez réellement préoccupé par les questions de la nation et suiviez les positions de ses partis, vous auriez compris et saisi que le Mouvement Populaire, depuis sa création à l’aube de l’indépendance – né grâce aux contributions au fondateur de votre parti, Dr Abdelkrim Al Khatib, que Dieu lui accorde Sa miséricorde –, sous les feux du parti unique, a permis à des individus comme vous, grâce aux sacrifices de ses fondateurs et militants, de s’exprimer librement aujourd’hui. Vous auriez compris aussi que le Mouvement Populaire a choisi, toujours et pour toujours, la loyauté à la patrie avec ses constantes et la loyauté à la patrie toute seule. C’est une authentique plante marocaine, issue du terroir marocain ancestral, qui a résisté, et continue de résister, face à toutes les tentatives désespérées d’implanter des idées aux fondements religieux, aux origines et aux objectifs étrangers. Et cela sans, bien évidemment, perdre son sens sincère de solidarité avec le peuple palestinien, comme avec toutes les victimes de l’injustice dans le monde qui souffrent des crimes du régime israélien.
Le Mouvement Populaire a également œuvré fermement, à l’instar de toutes les composantes du Royaume du Maroc – Roi, gouvernement et peuple – à instaurer la paix au Moyen-Orient, sur la base de la création d’un Etat palestinien indépendant avec Al Qods pour capitale. Mais les sourds n’entendent que ce qu’ils veulent.
Avec la même conscience et la même vision stratégique, nous n’accepterons pas la normalisation avec des voix qui s’opposent à la normalisation dans les rues de Rabat, avec des slogans, des banderoles et des haut-parleurs, alors qu’elles normalisent au fond avec les diktats du régime des mollahs, qui embrigade les ennemis de la nation pour porter atteinte à son intégrité territoriale et déstabiliser son front national sincère et cohérent, lequel, M. Aziz, vous ne vous êtes pas empêché de menacer publiquement et avec lui la patrie elle-même, à l’occasion d’une déclaration dans les rues de Rabat, sous l’effet d’une arrogance populiste passagère et capricieuse, lors de laquelle l’arrogance des positions vous a fait oublier la réalité de la situation.
En conclusion, M. Aziz El Hannaoui, rassurez-vous. Le Maroc, comme les Marocains, sait d’où il vient et où il va. Vos excès et ceux de vos acolytes n’affecteront pas une grande nation comme le Maroc, qui est resté indépendant et le restera, fort de sa personnalité, de sa culture et de ses choix souverains, fier des dispositions de sa constitution et de son identité nationale plurielle et unifiée, au cœur de laquelle se trouvent l’amazigh et l’arabe, fier de son caractère islamique et de ses dimensions et affluents africain, méditerranéen et hébraïque. Je ne crois pas que vous ayez voté contre ces dispositions, sinon vous auriez été véritablement en dehors de la doctrine politique de votre parti patriotique sincère.
En conclusion, M. Aziz El Hannaoui, rassurez-vous. Le Maroc, comme les Marocains, sait d’où il vient et où il va. Vos excès et ceux de vos acolytes n’affecteront pas une grande nation comme le Maroc, qui est resté indépendant et le restera, fort de sa personnalité, de sa culture et de ses choix souverains, fier des dispositions de sa constitution et de son identité nationale plurielle et unifiée, au cœur de laquelle se trouvent l’amazigh et l’arabe, fier de son caractère islamique et de ses dimensions et affluents africain, méditerranéen et hébraïque. Je ne crois pas que vous ayez voté contre ces dispositions, sinon vous auriez été véritablement en dehors de la doctrine politique de votre parti patriotique sincère.
Je me contenterai, M. Aziz, de cette réponse, qui n’aurait pas eu lieu si ce n’est votre sortie injustifiée et aux conséquences incalculables, par laquelle vous avez peut-être tenté de prouver que vous êtes toujours en vie politiquement et civiquement après la décrépitude de votre marchandise dans un Maroc fort de son Roi, son peuple, ses institutions, sa société civile sincère et son peuple fier, qui a choisi de se consacrer aux combats pour le développement et la démocratie, de renforcer sa position de partenaire stratégique sur les plans régional, continental et mondial dans le nouveau monde, de ne pas prêter attention à une poignée de ses propres citoyens qui se nourrissent des richesses de la patrie avec des cerveaux importés et implantés, semant des plantes hybrides et étrangères dans un sol où elles n’ont aucune chance de croître, même si elles se propagent dans des mondes virtuels et exploitent des causes justes, dans un climat de liberté fruit des efforts d’autrui, pour servir des agendas inconnus et injustes.
A partir d’aujourd’hui comme hier, nous n’observerons plus ce que vous observez, car nous nous préoccupons d’observer ce qui préoccupe la patrie et les citoyens, car le Maroc est plus grand que tous les calculs étriqués et les démonstrations artificielles dénuées d’une véritable profondeur.
Rassurez-vous, M. Aziz, nous, les Harkis, sommes tous des Marocains et seulement des Marocains. Alors soyez ce que vous voulez, vous et les autres.
Dans un langage dont vous saisissez l’origine, je vous dis : « Tout a été dit ! »
