MP/zineb abou Abdelah
A la lumière des dysfonctionnements et des problèmes caractérisant le bénéfice du soutien direct et indirect et de l’incapacité du gouvernement à fournir des explications claires à ce sujet, le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a appelé le Président de la Commission des finances et du développement économique à mettre en place une mission d’enquête ad hoc sur le dispositif de soutien direct et indirect et ce, dans l’objectif d’évaluer le bilan de déploiement de ce dispositif et apprécier dans quelle mesure il a atteint ses objectifs annoncés.
Dans sa demande, le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a souligné la nécessité d’évaluer l’impact économique et social des différents programmes de soutien, de renforcer la transparence dans la gestion des deniers publics alloués aux soutiens et aux indemnisations, de contrôler le degré de précision du ciblage des catégories vulnérables et des entreprises touchées et de désenclaver les catégories défavorisées tout en garantissant l’égalité d’accès au soutien.
Par ailleurs, le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a appelé à une évaluation de l’impact des fonds alloués sur l’amélioration du niveau de vie de la population cible et du respect de la justice et de l’équité territoriales dans la répartition du soutien entre les régions et les catégories. Il a également appelé à évaluer dans quelle mesure le soutien public accordé à certains secteurs et catégories a pu réaliser l’impact escompté, qu’à examiner les moyens d’encadrer les aides publiques directes et indirectes et ce, pour répondre aux questions et problématiques liées aux critères adoptés pour fixer le seuil d’éligibilité, afin de garantir l’inclusivité des aides de toutes les catégories dans le besoin et de fixer des critères précis et de mécanismes de contrôle pour maîtriser la liste des bénéficiaires finaux du soutien public dans des secteurs tels que l’agriculture, les médias et les hydrocarbures. L’objectif est de garantir que le soutien parvienne à ce qui en ont besoin effectivement et de prévenir les situations de rente et la prolifération des intermédiaires qui profitent des privilèges financiers de l’Etat sans que cela ait un impact tangible sur les prix des produits de première nécessité et sur la qualité des services offerts aux citoyens.
Le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a précisé, en outre, que cette mission d’enquête devrait répondre également aux questions relatives au montant total des crédits dotations budgétaires allouées aux différents types de soutien (soutien directe, aide aux professionnels, subvention à l’importation) et à la contribution des aides accordées aux importateurs et aux professionnels à la réduction des prix sur le marché national.
Le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants propose que la mission d’enquête couvre plusieurs départements ministériels et institutions supervisant le versement des aides, à savoir notamment le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et des Forêts, le ministère de l’Economie et des Finances, le ministère de la Santé et de la Protection sociale, le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, le ministère du Transport et de la Logistique et le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, ainsi que les fonds et les établissements publics responsables de la gestion des programmes de soutien.
