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Mme Al Hayani critique le « rafistolage » du Code du travail par le gouvernement et souligne son échec à gérer la crise du chômage

Zineb Abou Abdelah

Mme Fadoua Mohsine Al Hayani, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, a critiqué le « rafistolage » du Code du travail par le gouvernement en se contentant de modifier un seul article au lieu de procéder à sa révision globale, affirmant « nous attendions une révision radicale et globale du Code du travail, et non à la modification d’un seul article, aussi important soit-il. Il s’agit d’un chantier que le gouvernement n’a pas pu engager malgré ses promesses et engagements, malgré les évolutions et développements qu’a connus le monde du travail et malgré les avis des experts et les rapports de certaines instances constitutionnelles à ce sujet ».

L’intervention de la députée parlementaire est intervenue, lors de la séance plénière consacrée du au vote projet de loi n° 032.26 modifiant l’article 193 de la loi n° 65.99 relative au Code du travail et du projet de loi n° 51.25 modifiant et complétant la loi n°1.93.16 fixant les mesures d’encouragement aux entreprises organisant des stages au profit des titulaires de certains diplômes en vue de leur formation-insertion.le lundi 22 juin 2026 à la Chambre des Représentants,

Mme Al Hayani a estimé que se contenter de la modification de l’article 193, malgré son importance, est insuffisant pour remédier aux profonds dysfonctionnements qui caractérisent le secteur, eu égard au fait que la véritable réforme requiert l’adoption d’une approche globale comprenant le renforcement du contrôle, l’activation du rôle du corps de l’Inspection du travail, la vérification du respect de la durée légale du travail, des périodes de repos hebdomadaires et de la déclaration des salariés auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la garantie des conditions de sécurité et de dignité au travail.

Concernant le projet relatif au système de formation-insertion, la députée parlementaire harakie a souligné l’échec du gouvernement à gérer la problématique de l’emploi, vu que le chômage constitue désormais le principal défi social auquel est confronté le Royaume, affirmant, à cet égard, que « le mécanisme proposé dans ce projet de loi peut constituer une solution, mais il demeure insuffisant compte tenu de l’ampleur du chômage dans notre pays, ce qui exige l’adoption de politiques publiques capables de générer des emplois réels et durables, plutôt que des solutions fragmentaires et des programmes partiels et conjoncturels ».

Mme Al Hayani a conclu son intervention en soulignant que le véritable enjeu n’est pas d’accroître le nombre de bénéficiaires des programmes de formation, mais bien d’augmenter le nombre de jeunes qui trouvent un emploi stable et sûr.

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