Saliha Boujraf
M. Mohamed Ouzzine, Secrétaire général du parti du Mouvement Populaire, a affirmé avec grande assurance que le Mouvement Populaire dispose de tous les atouts nécessaires pour être aux premiers rangs du paysage politique lors des prochaines élections législatives prévues le 23 septembre 2026. Il a toutefois souligné que le véritable enjeu n’est pas de remporter les élections, mais de reconquérir la confiance des citoyens dans la politique.
M. Mohamed Ouzzine, Secrétaire général du parti du Mouvement Populaire, a affirmé avec grande assurance que le Mouvement Populaire dispose de tous les atouts nécessaires pour être aux premiers rangs du paysage politique lors des prochaines élections législatives prévues le 23 septembre 2026. Il a toutefois souligné que le véritable enjeu n’est pas de remporter les élections, mais de reconquérir la confiance des citoyens dans la politique.
Invité de la Fondation Lafqui Titouani, dans le cadre d’un débat avec des journalistes autour du thème « Le paysage politique marocain : entre les attentes de la société et les enjeux de la participation », M. Ouzzine a considéré que les prochaines élections ne sont pas une « bataille pour les sièges », mais une « bataille pour la confiance », affirmant que les élections seront un test, et que l’enjeu n’est pas de remporter le plus grand nombre de sièges, mais de convaincre les Marocains avec un discours sincère, loin des promesses chimériques et des discours de circonstance.
“Se soucier” des Marocains
Avec un langage franc, M. Ouzzine a ajouté que le Maroc a besoin aujourd’hui d’un nouveau souffle politique, qui sait écouter avant de parler, qui soit proche du citoyen et qui se soucie véritablement des Marocains, où qu’ils soient : en milieu urbain, en milieu rural ou même en marge de la sen périphérie, car les Marocains sont aujourd’hui plus conscients de ce qui se passe autour d’eux et veulent des réponses sincères et réelles aux problèmes qui les préoccupent, notamment la flambée des prix qui a érodé leur pouvoir d’achat, voire les a privés du simple droit de célébrer l’Aïd Al-Adha comme ils le faisaient auparavant.
M. Ouzzine a souligné que l’histoire retiendra que le gouvernement a menti aux Marocains, prétendant avoir assuré 40 millions de moutons pour le sacrifice de l’Aïd Al-Adha, avant que les Marocains ne découvrent que l’offre était inférieure à la demande et que des « spéculateurs » contrôlaient les prix.

La crédibilité, la compétence et la capacité de réaliser
Le Secrétaire général du parti du Mouvement Populaire a ajouté que les Marocains, qui souffrent depuis cinq ans avec ce gouvernement formé de trois partis, sont à la recherche désormais de la crédibilité, de la compétence et de la capacité de réaliser et sont à la recherche de réponses claires aux questions relatives notamment à la santé, au logement et à l’éducation, car l’ère des slogans est révolue. Il a souligné, à cet égard, que les Marocains veulent un Maroc de l’égalité des chances en matière d’emploi, des droits territoriaux et de l’équité linguistique ; un Maroc qui avance à une seule vitesse.
Par ailleurs, M. Ouzzine a commenté le vote de la majorité à la Chambre des Conseillers contre deux propositions de lois déposées par l’opposition concernant le plafonnement des prix des carburants et la cession des actifs de la société La Samir à l’Etat, notant que cette attitude aggrave la crise de confiance entre les citoyens et les acteurs politiques, accroît l’apathie politique et alimente la perte de confiance dans le discours partisan. Il a estimé que les citoyens n’attendent pas de nouvelles promesses, mais plutôt la clarté des positions prises et l’explication des décisions prises.

Construire un Maroc avancé uni
M. Ouzzine a souligné que le Maroc, sous la Sage Direction de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, est engagé dans une dynamique politique qui le mène vers une profonde transformation visant à bâtir un Maroc avancé, uni et solidaire grâce à la promotion du développement inclusif et au renforcement de la position du Maroc sur les plans régional et international.
En revanche, M. Ouzzine a déploré la faiblesse de la médiation politique entre les institutions et les citoyens, que ce soit au niveau gouvernemental, parlementaire, des partis politiques, des collectivités territoriales, des médias ou de la société civile. Cette faiblesse, a-t-il expliqué, découle de ce qu’il a qualifié de « stagnation politique » qui n’est pas accidentelle, mais plutôt le résultat d’une déficience fonctionnelle et structurelle affectant ces institutions de médiation de manière générale depuis le séisme du 08 septembre 2021, qui a accentué le déficit de confiance et créé un déséquilibre dans le paysage politique.
D’autre part, M. Ouzzine s’est félicité de l’opposition patriotique et institutionnelle du parti du Mouvement Populaire, proche du citoyen et proposant une alternative convaincante, indiquant que le Mouvement Populaire avait présenté 150 propositions de lois, dont notamment des propositions de lois relatives à la montagne, au littoral et aux oasis, ainsi qu’une proposition de loi pour les retraités n’ayant bénéficié d’aucune augmentation de revenus. A cet égard, il a indiqué que cette catégorie vit des conditions sociales et sanitaires difficiles qui nécessitent une attention particulière, relevant cependant que le gouvernement a tourné la page de la réforme des régimes de retraite durant ce mandat et l’a reportée au prochain gouvernement. Il a souligné, en outre, que le Mouvement Populaire parie sur l’écoute de l’opinion publique et sa proximité des citoyens, ce qui lui permettrait d’être aux premiers rangs lors des élections de 2026 et de diriger le prochain gouvernement.

M. Lekjaa est plus proche du Mouvement Populaire
Commentant les informations relayées par certains médias au sujet de l’éventuelle adhésion de M. Fouzi Lekjaa, Ministre Délégué chargé du Budget et Président de la Fédération Royale Marocaine de Football, au Parti Authenticité et Modernité (PAM) ou sa candidature aux élections de septembre prochain, malgré les démentis de M. Lekjaa et sa confirmation qu’il n’est membre actuellement d’aucune organisation politique, M. Ouzzine a affirmé que le Mouvement Populaire est le parti le plus proche de M. Fouzi Lekjaa s’il décide de se présenter sous les couleurs d’un parti politique lors des prochaines élections, d’autant plus que M. Lekjaa avait déjà tenté de se porter candidat sous les couleurs du Mouvement Populaire dans de précédentes élections et que des fondateurs de ce parti sont issus de sa famille. De plus, M. Lekjaa est issu des marges qui est venu au centre pour défendre les zones marginales. Cependant, M. Ouzzine a souligné que « M. Lekjaa, qui est une compétence nationale capable de contribuer à l’action politique, a le droit d’adhérer au parti de son choix », tout en précisant que le Mouvement Populaire demeure le parti le plus proche de lui.

M. Sentissi et M. Lakhsem
Concernant les rumeurs selon lesquelles M. Driss Sentissi aurait quitté le parti du Mouvement Populaire pour rejoindre le Parti de l’Istiqlal, M. Ouzzine a souligné que cette question devait être posée directement à M. Driss Sentissi, qui exerce encore ses missions à la tête du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, précisant qu’il n’a aucun désaccord avec M. Sentissi
Quant à M. Mustapha Lakhsem, cas sur lequel il ne s’est pas trop attardé, M. Ouzzine a indiqué que son désaccord avec le Président de la commune d’Imouzzer Kandar avait pour cause le refus de ce dernier de patienter avant se voir attribuer l’accréditation du parti dans l’attente de l’issue des poursuites judiciaires engagées contre lui.
