MP/zineb abou abdelah
Mme Aziza Boujrida, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, a appelé le gouvernement, le lundi 02 février 2026, à protéger les citoyens des spéculateurs afin de garantir la stabilité des prix des produits de base durant le mois de Ramadan.
Commentant la réponse du ministre de l’Industrie et du Commerce, M. Ryad Mezzour, à une question concernant les mesures prises pour maintenir la disponibilité des produits de base et lutter contre les spéculations, posée par le Groupe Haraki lors de la séance des questions orales à la Chambre des Représentants, Mme Boujrida a affirmé qu’« à l’approche du mois de Ramadan, associé à des habitudes alimentaires et de consommation bien connues, le débat est relancé sur l’efficacité des mécanismes de contrôle et leur activation sur le terrain, et non pas seulement sur le plan des chiffres ou des communiqués ».
La députée parlementaire harakie a ajouté que le problème actuel n’est pas la pénurie, car de nombreux produits sont abondants, mais la véritable problématique qui préoccupe les familles marocaines réside dans la flambée des prix qui dépasse le pouvoir d’achat de la majorité des citoyens, surtout compte tenu d’un contexte socio-économique difficile.
A cet égard, Mme Boujrida a évoqué la hausse injustifiée des prix des viandes rouges et de volaille, du poisson, des fruits et d’autres produits de base, transformant le repas du Ramadan en un fardeau plutôt que d’être une occasion de solidarité et de sérénité.
Par ailleurs, la députée parlementaire harakie a souligné la nécessité que le contrôle des marchés soit accompagné d’une véritable campagne de sensibilisation appelant à la rationalisation de la consommation et à la lutte contre le gaspillage, notant que les images des grandes quantités de nourriture jetées durant le Ramadan sont antinomiques avec les valeurs promues par ce mois sacré et la situation de milliers de familles nécessiteuses.
Mme Boujrida a poursuivi en affirmant que « le Ramadan n’est pas une période de spéculation ni une occasion d’assécher les poches des citoyens, mais plutôt une occasion qui exige l’application de prix justes, de mettre en place un contrôle rigoureux et de mener une campagne de sensibilisation collective afin de préserver la dignité des familles marocaines ».
