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Mme Naïm critique les mécanismes de contrôle obsolètes et appelle le gouvernement à protéger les Marocains des spéculateurs et des intermédiaires avant et après le Ramadan

MP/zineb abou abdelah

Mme Keltoum Naïm, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, a affirmé que les mécanismes de contrôle actuels sont désormais obsolètes et incapables de contrôler les prix et de lutter contre la spéculation, les intermédiaires et les pratiques abusives, évoquant à cet égard la flambée des prix des légumes, du poisson et des viandes malgré une offre abondante.

Commentant la réponse du ministre de l’Industrie et du Commerce, M. Ryad Mezzour, à une question au sujet de « l’accompagnement juridique et procédural en vue de la protection des consommateurs », posée par le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants lors de la séance des questions orales tenue le lundi 05 janvier 2026, Mme Naïm a rappelé les données publiées par le Haut-Commissariat au Plan en 2025 qui ont relevé que l’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré une hausse annuelle de 2 % en janvier et de 2,6 % en février, sous l’effet de la hausse des prix des denrées alimentaires, avant de diminuer légèrement à 1,6 % en mars. Elle a affirmé que si ces chiffres peuvent paraître modérés sur le plan technique, leur impact quotidien sur le pouvoir d’achat des citoyens est clair et difficile.

A cet égard, la députée parlementaire harakie a souligné que l’accompagnement juridique et procédural doit évoluer de la logique de la publication et de l’annonce des prix vers la logique de la véritable protection des consommateurs, à travers la mise en place d’un contrôle plus rigoureux, l’activation des sanctions, la corrélation de la responsabilité à la reddition des comptes et l’implication des associations de consommateurs dans le suivi et la dénonciation. Elle s’est interrogée, dans ce sens, sur l’efficacité réelle du contrôle qui est souvent conjoncturel et insuffisant.

Par ailleurs, Mme Naïm a indiqué que « nous sommes à l’approche du mois sacré du Ramadan, qui, d’après les expériences vécues durant les années passées et les données actuelles du marché, s’accompagne chaque année d’une hausse significative des prix des produits de première nécessité, malgré une offre abondante.

Dans ce cadre, la députée parlementaire harakie a souligné que la protection des consommateurs requiert la prise de mesures urgentes avant et après le Ramadan, une révision approfondie du dispositif de contrôle et une actualisation de la législation en vigueur, afin que l’accompagnement juridique et procédural soit véritablement au service des citoyens, qui souffrent de la flambée des prix sans que le gouvernement n’œuvre à l’amélioration à leur pouvoir d’achat.

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