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Le Réseau international de la Communication féminine organise, en partenariat avec la section de Marrakech de l’Association des Femmes Harakies, une rencontre de communication Mme Al-Haïti : la société marocaine, avec toutes ses composantes, est responsable de la lutte et de la criminalisation de la violence contre les femmes

Dans le cadre de la 11ème campagne nationale de lutte contre la violence contre les femmes, le Réseau international de la Communication féminine a organisé, en partenariat avec la section de Marrakech de l’Association des Femmes Harakies, une rencontre de communication régionale à Marrakech sous le thème « la lutte contre la violence contre les femmes, un indicateur dans les Objectifs du Millénaire pour le Développement ».

Intervenant au cours de cette rencontre de communication, Mme Hakima Al-Haïti, Présidente du Réseau, a affirmé que le Maroc a réalisé de grands progrès en matière de criminalisation de la violence contre les femmes, indiquant que les mouvements féministes et les composantes de la société civile ont milité pour donner aux femmes la place qu’elles méritent et que toutes les parties sont impliquées dans la diffusion de la culture de lutte contre  la violence contre les femmes et de sa criminalisation.

Mme Al-Haïti a souligné que le Réseau international de la Communication féminine a joué un rôle majeur en matière de renforcement des capacités des femmes à accéder aux postes de prise de décision au niveau national, précisant que le Réseau a œuvré conformément à l’approche genre telles que stipulée dans la Constitution de 2011.

Ella a souligné, en outre, que la lutte contre la violence et sa criminalisation est une affaire qui concernent les hommes et les femmes, rappelant que le problème n’est pas un problème d’institutions et de lois, mais un problème de culture et de prise de conscience qui devraient régner au sein de la société marocaine pour rejeter la violence qui menace aussi bien notre vie que notre société.

Mme Al-Haïti a souligné que le gouvernement n’est pas seul responsable de la lutte contre la violence et sa criminalisation, précisant que cette responsabilité incombe également aux partis politiques et à la société civile. Elle a évoqué à cet égard l’élaboration d’une stratégie commune entre le ministère de tutelle et toutes les parties concernées.

Pour sa part, Mme Khadija Al-Mansouri, membre de l’Association des Femmes Harakies et avocate du Barreau de Marrakech, a soutenu que les formes de violence contre les femmes sont nombreuses et qu’elles ont été criminalisées par le législateur marocain dans le code pénal, soulignant que des lacunes ont été relevées dans les textes juridiques et au niveau de leur application.

Mme Al-Mansouri a indiqué que le harcèlement sexuel est une forme de violence, mais qu’il demeure un sujet tabou en dépit de ses effets néfastes sur la santé mentale des femmes, soulignant que le code pénal ne l’a criminalisé que récemment en vertu de l’article 503/1 ; lequel n’a pas résolu les problématiques soulevées actuellement sur la scène nationale. Elle a estimé que la clarté et la précision des lois constituent une garantie essentielle pour assurer l’intégrité de la justice et obtenir ainsi les droits des femmes.

De son côté, M. Abdelouhed Boukariane de la Fondation Friedrich Naumann a affirmé que le Réseau international de la Communication féminine a joué un rôle pionnier en matière de promotion des femmes, rappelant que bien que nous étions en phase d’institution, nous étions inquiets que la réalisation de ce rêve soit hors de portée, mais avec le temps le Réseau a révélé la présence de femmes militantes qui ne craignent pas les difficultés. Il a noté que Mme Hakima Al-Haïti est l’une des fondatrices de ce réseau qui a pu, grâce à ses efforts, accéder aux centres de prise de décision.

M. Boukariane a souligné que la violence est un phénomène mondial qui devrait être éliminé et criminalisé parce qu’il affecte les femmes en profondeur, indiquant que la femme marocaine a défié les difficultés et a milité pour accéder aux centres de décision grâce à sa compétence et à sa force. Il a précisé que les études ont prouvé que les femmes ne fuient pas la responsabilité par crainte, mais qu’elles n’assument cette responsabilité que quand elles sont certaines de réussir dans le domaine de la gestion et de la décision.

Pour sa part, Mme Nezha Bouchareb, membre de l’Association des Femmes Harakies et Secrétaire Générale du Réseau international de la Communication féminine, a rappelé le parcours du Réseau qui a formé environ 200 femmes et a créé quatre sections au Maroc et 10 à l’étranger, précisant que le Réseau procède à la formation des compétences féminines et à leur intégration dans les centres de décision, ainsi qu’à la qualification des femmes pour s’impliquer dans la chose publique nationale.

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