Activités parlementaires

Sbaîi s’étonne du gaspillage du temps gouvernemental dans les tensions du secteur de l’éducation, du blocage de la réforme et de la tentative de « réformer la réforme ».

Zineb Abou-Abdellah

Mbarek Sbaîi, Président du Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers, s’est dit étonné du gaspillage du temps gouvernemental dans les tensions ayant caractérisé le secteur de l’éducation, du blocage de la réforme et de la tentative de « réformer la réforme.

Sbaîi s’est interrogé sur la feuille de route élaborée par le gouvernement depuis octobre 2021, affirmant « le gouvernement a gelé la loi-cadre sur l’éducation, la formation et la recherche scientifique après avoir dépassé le délai de trois ans fixé pour la mise en œuvre de tous ses textes réglementaires, et sans qu’aucune réunion de la Commission de suivi de la mise en œuvre de cette feuille de route, présidée par le Chef du gouvernement, ne soit tenue ».

Sbaîi a souligné qu’en revanche, le gouvernement a restreint tous ses efforts dans un dialogue sectoriel fermé qui a donné lieu à un statut accordé sous pression et dans la tension ; une tension approfondie par les promesses électoralistes des partis de la majorité gouvernementale qui n’ont pas vu le jour jusqu’à présent.

Commentant la réponse du ministre de l’Education nationale, du Préscolaire et des Sports, M. Chakib Benmoussa, à une question orale sur “les mesures prises pour la mise en œuvre du statut du personnel du Département de l’Education National”, lors de la séance des questions orales tenue hier mardi à la Chambre des Conseillers, M. Sbaîi a souligné l’échec du gouvernement à édicter un statut qui tienne compte des intérêts des enseignants et des enseignantes, ajoutant qu’après plusieurs tentatives infructueuses d’amender ce statut, le gouvernement a réussi à déclencher une tension sans précédent dans le Département de l’Education nationale qui a coûté la perte de trois mois du temps scolaire et créé un grand fossé entre les différentes catégories du personnel de ce département.

Sbaîi a ajouté que le gouvernement a œuvré à la recherche d’une formule pour la mise en œuvre des différentes dispositions de ce statut, sauf à débourser une partie des augmentations promises après des mois d’attente.

A cet égard, le Président du Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers a mis l’accent sur la nécessité de remettre la réforme du système sur la bonne voie à travers l’accélération de l’adoption des textes réglementaires de la loi-cadre qui sont au nombre de 16.

Sbaîi a également souligné à la nécessité de régulariser la situation des suspendus et de retirer les sanctions prises contre les grévistes, afin de mettre fin aux tensions et créer un climat de paix sociale dans ce département stratégique.

Il est à noter que M. Benmoussa avait donné le feu vert aux comités régionaux sanctionner 200 enseignants et enseignantes suspendus depuis des mois.

Benmoussa a également appelé à la mise en œuvre du contenu du Message Royal et des dispositions de la loi-cadre relatifs à la transformation de l’enseignement préscolaire en l’un des cycles du système scolaire au lieu de continuer à déléguer cet enseignement de base à un certain nombre d’associations et à priver des milliers d’éducatrices de leurs droits légitimes.

Le ministre a appelé aussi à l’accélération du paiement des rémunérations dues pour les cours de soutien, à la mise en œuvre des dispositions de la loi organique relative à l’officialisation de la langue amazighe et la clôture effective du dossier de la contractualisation à travers l’intégration des enseignants concernés en tant que fonctionnaires du Département de l’Education nationale (DEN) et non personnel des Académies Régionales d’Education et de Formation (AREF) car en vertu du statut ils demeurent des employés des AREF et non des fonctionnaires du DEN.

 

 

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page