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Ouzzine lors de la discussion du budget du ministère de l’Education nationale : Le monde rural : l’atteinte à la dignité tue le sentiment d’appartenance

Le budget alloué au ministère ne permettra pas de relever les défis imposés par la pandémie et de promouvoir l’enseignement dans le monde rural

SalihaBoujraf:

Mohamed Ouzzine, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants et 5ème Vice-président de la Chambre des Représentants, a critiqué le budget alloué au ministère de l’Education secondaire, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique,affirmant que « le budget alloué à ce ministère ne permettra pas de relever les défis, en particulier ceux imposés par la pandémie, et de promouvoir l’enseignement dans le monde rural ».

Dans une intervention au nom du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants lors de la discussion du projet du budget du ministère de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique au titre de l’année 2021 devant la Commission de l’enseignement, de la culture et de la communication à la Chambre des Représentants, M. Ouzzine n’a pas manqué de saluer les précieux efforts consentis par le ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle et de l’Enseignement supérieur Et la recherche scientifique et le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, qui ont permis la continuité pédagogique et administrative dans des circonstances difficiles.

S’adressant au ministre, M. Ouzzine a affirmé « vous avez pu relever les défis et épargner aux enfants des Marocains une année blanche à deux reprises, lorsque vous avez organisé les examens.Personnellement, j’avais des craintes, mais votre audace a fini par payer, puisque l’année scolaire a débuté à la date prévue malgré les réactions qui ont accompagné cette rentrée, mais le temps permettra de distinguer entre ceux qui avaient raison et ceux qui avaient tort à travers l’implication des familles. Ce qui constituera une success-story qui viendra s’ajouter aux autres réussites du Maroc, d’autant plus que de nombreux pays n’ont toujours pas été en mesure de lancer l’année scolaire et universitaire ». M. Ouzzine a ajouté, à cet égard, que les décisions étaient justes, s’agissant de l’adoption de l’enseignement en présentiel ou à distance.

Par ailleurs, M. Ouzzine a interrogé le ministre sur l’enveloppe budgétaire consacrée à l’enseignement qui avait été précédemment annoncée par le Chef du gouvernement et qui ne correspond pas aux chiffres du projet de budget, affirmant que 60% des écoles publiques ne disposent pas de tous les équipements nécessaires, tels que l’éclairage et les toilettes.

Soulignant que ce déficit s’accentue dans le monde rural, M. Ouzzine a rappelé que les gouvernements successifs n’ont pas été en mesure jusqu’à maintenant de rendre juste au monde rural.

Ouzzinea ajouté que « le monde rural ne doit pas été privilégié au détriment de la ville, mais nous voulons une école qui accueille les enfantsruraux, et je suis un enfant du milieu rural. Les élèves dans les villages ressentent le mépris, alors qu’ils parcourent de longues distances à pied pour atteindre l’école dans le froid.Quand ils arrivent, ils peuvent trouver la salle de classe sans porte et sans fenêtre, et si les deux sont disponibles, ils pourraient ne pas trouver l’enseignant.En tant que représentants de la nation, nous sommes embarrassés face à eux,car il s’agitd’une situation que nous ne souhaitons pas pour nos enfants. Lorsqu’on porte atteinte à la dignité, le on tue le sentiment d’appartenance. C’est ce qui justifie leurs protestations ».

Le député parlementaire haraki a poursuivi en affirmant « nous revendiquons del’audacedans le traitement de cette situation, et vous, Monsieur le Ministre, ne manquez pas d’audace et de courage pour traiter cette situation ».

En outre, M. Ouzzinea passé en revue les problèmes de l’enseignement à distance, en particulier dans en milieu rural en l’absence de moyens, tels le réseau dans certaines zones, les tablettes électroniques et les téléphones portables dans d’autres zones, notamment chez les famillesdéminies. M. Ouzzine a poursuivi que « le citoyen rurala besoin de l’hôpital, du médecin et de l’enseignement dans de bonnes conditions.

Ouzzinea également évoqué les problèmes de l’enseignement universitaire, affirmant « c’est bien de trouver un établissement universitaire à AïnCheguaf, Taza, Taounate, Sefrou, Boulemane, El Hajeb et d’autres cités, mais il vaut mieux que cette initiative soit généralisée à toutes les provinces éloignées », appelant à accorder davantage d’attention à la situation des étudiants en termes d’hébergement dans les cités universitaires et de bourses, qui ont reculé au moment où ils devaient être généralisés. En effet, les étudiants de 16 provinces sont désormais privés de bourse ».

D’autre part, M. Ouzzine a appelé au recrutement de docteurs pour pallier le déficit dans les universités, évoquant les problématiques des dossiers en suspens des enseignants et soulignant, à ce égard, que « ces dossiers nécessitent une solution radicale et rapide » et appelant également à trouver des solutions d’urgence à la problématique de la violence dans les universités.

Ouzzine n’a pas manqué de revendiquer également l’augmentation du budget consacré à la recherche scientifique, qui est l’un des principaux piliers sur lesquels repose le progrès des peuples, affirmant à cet égard qu’« il est inconcevable que des pays, comme Israël qui a 9 millions d’habitants,consacrent 4% du budget de l’Etat à la recherche scientifique et que le soi-disant espace « MENA », qui compte les Etats d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient,consacre 0,1%de leur budgets à la recherche scientifique ».

Ouzzine a conclu en soulignant la nécessité d’accorder davantage d’attention à la formation professionnelle, assurant qu’« il est nécessaire de changer les images stéréotypes associées à la formation professionnelle en tant qu’espace d’accueil de ceux qui ont échoué dans leurs études, carelle est plutôt un pilier fondamental du développement technologique du pays », appelant à accorder de l’intérêt au monde rural afin que nous n’ayons pas à payer un lourd tribut dans l’avenir.

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