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M. Laenser interpelle le gouvernement au sujet du sort de la stratégie nationale intégrée de la jeunesse 2015-2030 et appelle à l’ouverture d’un débat public sur les mécanismes juridiques favorisant la discrimination positive en faveur des jeunes

Saliha Boujraf

M. Mohand Laenser, Secrétaire général du Mouvement Populaire, a noté, hier jeudi à Rabat, l’absence d’une vision à long terme appropriée et intégrée pour la jeunesse, s’interrogeant sur le sort de la stratégie nationale intégrée de la jeunesse 2015-2030.

A cet égard, M. Laenser a affirmé que « nos jeunes d’aujourd’hui ont besoin de la création de véritables opportunités d’emplois et du lancement de chantiers à long terme qui ont un impact réel sur la structure sociale et économique ».

Dans une allocution d’orientation, lue en son nom par M. Driss Sentissi, Président du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, lors d’une rencontre d’étude sur le thème « Les politiques publiques destinées à la jeunesse : état des lieux et perspectives », organisée par les deux groupes harakis au Parlement, en partenariat avec la Jeunesse Harakie, M. Laenser a rappelé que la question de la jeunesse constitue dans le contexte politique marocain un enjeu stratégique incontournable et une priorité de développement inéluctable, traduite par la volonté politique et le climat démocratique, dont les fondements ont été instaurés par le Royaume sous le Haut Patronage Royal Sage et Clairvoyant.

M. Laenser a ajouté que « Pour comprendre les problèmes des jeunes, il est nécessaire de procéder à un diagnostic global et complet des forces et des faiblesses dans le domaine de leur intégration politique, sociale et de développement ».

Le Secrétaire général du Mouvement Populaire a poursuivi « de notre position en tant qu’opposition citoyenne et responsable, nous relevons que les jeunes sont une force démographique importante, car cette catégorie, âgée entre 15 et 29 ans, représente près du tiers de la société (30%). Ils sont une opportunité et un défi à la fois, car la plupart d’entre eux sont souffre encore de la marginalisation sociale, du chômage et du sous-emploi. De ce fait, l’approche classique de la gestion des questions des jeunes est désormais dépassée, car les programmes sectoriels qui étaient destinés aux jeunes n’étaient pas suffisants pour absorber les défis des jeunes, répondre aux questions de leur réalité et guérir leurs maux sociaux ».

D’autre part, M. Laenser a souligné que l’autonomisation politique est la voie principale pour assurer l’intégration des jeunes dans les différents aspects de la vie publique, affirmant « c’est pourquoi nous pensons que la nature de la culture électorale dominante requiert d’ouvrir un débat public sur l’efficacité de l’adoption de mécanismes juridiques de discrimination positive en faveur des jeunes comme option temporaire et graduelle parmi les options essentielle pour permettre à la voix des jeunes d’avoir une présence qualitative dans les différentes institutions élues aux niveaux local, régional et national. Ainsi, le gouvernement et les différentes institutions sont les premiers interpelés pour construire une politique cohérente destinée à la jeunesse au lieu de la réduire à un secteur limité, car les questions de la jeunesse devraient être une priorité stratégique et placées au premier plan de l’agenda du Maroc de l’avenir ».

M. Laenser a également appelé à accélérer l’activation et la formation du Conseil supérieur de la jeunesse et de l’action associative, qui est une institution constitutionnelle chargée du suivi et de l’évaluation des politiques publiques destinées à la jeunesse, ainsi que l’un des principaux mécanismes de plaidoyer et d’expression des opinions par rapport aux différentes questions de la jeunesse, tout en poursuivant les réformes institutionnelles et stratégiques dans le domaine de la mise à niveau du système d’éducation et de formation, notamment dans le volet de l’enseignement supérieur pour assurer l’intégration positive des diplômés des universités et des instituts supérieurs dans le marché du travail.

Dans ce cadre, M. Laenser a appelé à la création d’un observatoire pour accompagner les lauréats et étudier les taux d’intégration et ses mécanismes efficaces, ainsi qu’à l’implication des jeunes dans le chantier de la régionalisation avancée et de la gouvernance territoriale, pour lesquels le Royaume a opté comme les principales clés pour assurer l’équité territoriale et sociale.

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