MP/ Fajr Ali
Cette rencontre a été consacrée à l’examen des derniers développements relatifs au projet de loi n° 25-26, suite à son adoption à la Chambre des Conseillers grâce à la majorité arithmétique dont dispose le gouvernement et ce, lors d’une séance de vote qui a enregistré le retrait collectif de l’opposition, qui a adressé une demande au Président de la Chambre des Conseillers pour soumettre ce projet à la saisine de loi la Cour Constitutionnelle.
Un communiqué conjoint des organisations syndicales et professionnelles du secteur de la presse et de l’édition a indiqué que ces dernières ont rappelé, lors de cette rencontre, leurs actions de plaidoyer visant à rejeter les violations constitutionnelles et juridiques qui entachent ce projet de loi, réitérant leur appel de réintégrer ce texte de loi dans une logique de dialogue et de consensus, sur la base des avis émis par les institutions constitutionnelles de gouvernance.
La même source a indiqué que organisations syndicales et professionnelles du secteur de la presse et de l’édition ont salué, durant cette rencontre, le plaidoyer fort et responsable mené par les forces d’opposition au sein des deux chambres du Parlement, qui ont œuvré en toute responsabilité politique à contribuer à l’amélioration de ce texte législatif afin de servir l’intérêt général et de protéger la profession, en tant que secteur vital et stratégique.
Dans le même sens, ces organisations ont hautement salué la contribution active des deux groupes parlementaires du parti du Mouvement Populaire, aussi bien lors de la discussion du projet de loi à la Chambre des Représentants qu’à l’occasion du plaidoyer fort et déterminé contre ledit projet de loi au niveau de la Chambre des Conseillers.
Ces organisations syndicales et professionnelles ont réitéré, à cet égard, leurs remerciements à la direction du parti pour le soutien clair et responsable apporté à leur lutte légitime pour défendre l’institution d’autorégulation et l’ensemble des professionnels du secteur de la presse et de l’édition.
En revanche, ces organisations ont vivement critiqué l’approche gouvernementale consistant à faire adopter le projet de loi au forceps en s’appuyant sur ma majorité arithmétique et à rejeter tous les amendements proposés par l’opposition.
Le communiqué a ajouté que pour sa part, M. Mohamed Ouzzine a considéré que la version adoptée du projet de loi constitue une atteinte flagrante à la liberté de la presse et à la philosophie de l’autorégulation de la profession, réaffirmant l’adhésion du parti à toutes les initiatives politiques et législatives visant à contrer ce processus réactionnaire et à défendre l’indépendance et le caractère démocratique du secteur de la presse et de l’édition au Royaume.
En outre, M. Ouzzine a souligné que le projet de loi, dans sa version adoptée à la Chambre des Conseillers, constitue un scandale juridique au regard de tous les critères et considérations professionnels, juridiques et organisationnels, car il risquerait de faire subir au secteur de la presse et de l’édition, qui souffre déjà de régressions, de dysfonctionnements et d’atteintes à la déontologie journalistique, des conséquences dommageables, notamment pour le rôle de ce secteur dans le renforcement de la mission des médias nationaux tous types confondus et leur moralisation, au regard plus particulièrement des enjeux politiques, de droits de l’Homme et de développement que devrait relever le Royaume.
Le communiqué a également indiqué que M. Ouzzine a réaffirmé l’adhésion du parti du Mouvement Populaire à toutes les initiatives politiques et législatives visant à contrer l’adoption au forceps du projet de loi portant réorganisation du Conseil national de la presse, soulignant que ce texte de loi contrevient aux dispositions constitutionnelles, aux conventions internationales relatifs à la liberté d’opinion et d’expression et au Code de la presse et de l’édition, ne respecte par le principe de la gouvernance participative et ne répond pas aux attentes des professionnels des médias.
Selon le même communiqué, M. Ouzzine a également appelé à une réflexion collective sur les rôles du secteur de la presse et de l’édition, ses attributions et ses missions stratégiques.
