Activités parlementaires

Le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants critique la lenteur du gouvernement dans la mise en œuvre du caractère officiel de la langue amazighe

Il critique aussi l’inefficacité dans l'intégration de son enseignement malgré l’importance du budget alloué

Aliae Riffi

Le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a critiqué la lenteur du gouvernement dans la mise en œuvre du caractère officiel de la langue amazighe et l’inefficacité dans l’intégration de son enseignement dans tous les niveaux de l’enseignement et des programmes de formation et d’alphabétisation dans un délai maximum de cinq ans, fixé par la loi organique n° 16-26 de 2019.

Le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a souligné que la langue amazighe fait toujours du surplace et qu’est traitée comme une langue facultative et selon l’humeur des responsables des institutions concernées et ce, malgré les budgets importants alloués à cet effet, qui s’élèvent à 200 millions de DH l’année dernière et 300 millions de DH au titre de l’année en cours.

A cet égard, M. Brahim Aâba, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, a affirmé, dans un commentaire de la réponse du ministre de l’Education nationale, du Préscolaire et des Sports, M. Chakib Benmoussa, à une question sur « l’élargissement du réseau des établissements d’enseignement de la langue amazighe », posée par le Groupe Haraki lors de la séance des questions orales tenue hier lundi à la Chambre des Représentants, que « malheureusement, le gouvernement n’a pas été en mesure de respecter le délai fixé par la loi pour intégrer l’enseignement de la langue amazighe dans les niveaux de l’enseignement secondaire collégial et qualifiant, la formation professionnelle, ainsi que les programmes d’alphabétisation et d’éducation non formelle.

Par ailleurs, le député parlementaire haraki a appelé à l’augmentation du nombre de postes budgétaires alloués aux enseignants de la langue amazighe qui ne dépasse pas 400 enseignants par an, soulignant que la généralisation de l’enseignement de la langue amazighe d’ici 2026 est tributaire du recrutement de près de 5.000 enseignants par an, de la mise en place d’infrastructures et d’espaces appropriés pour l’enseignement de cette matière et en faire une matière essentielle à l’instar des autres matières, en plus de l’accélération de l’adoption des programmes et des plans sectoriels relatifs aux modalités et étapes d’intégration de la langue amazighe dans les secteurs concernés.

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