MP/zineb abou abdelah
Le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a adressé une requête au Président de la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines, de l’environnement et du développement durable, l’exhortant à appeler à la tenue d’urgence d’une réunion de cette commission afin d’examiner la question de la hausse des prix des carburants, de ses répercussions économiques et sociales et des mécanismes d’intervention publique en vue de les atténuer et ce, en présence de la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Mme Leïla Benali.
Dans sa correspondance au président de ladite commission, le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a indiqué que cette demande s’inscrit dans le contexte d’une conjoncture nationale et internationale délicate, marquée par de fortes fluctuations sur les marchés mondiaux de l’énergie en raison des tensions géopolitiques, ce qui a impacté directement les prix des carburants dans notre pays et affecté sensiblement le pouvoir d’achat des citoyens et citoyennes, au vu de sa répercussion sur les coûts de transport et de production, et par conséquent sur les prix de divers biens et services.
Le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a ajouté que cette question revêt un caractère stratégique et urgent, compte tenu notamment des inquiétudes croissantes quant à la poursuite de ces hausses et aux déséquilibres économiques et sociaux potentiels qu’elles pourraient engendrer, ce qui requiert d’examiner tous les aspects connexes à cette conjoncture et d’évaluer l’efficacité des politiques publiques mises en œuvre dans ce domaine.
A cet égard, le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a proposé d’examiner plusieurs axes clés, à savoir notamment l’analyse des causes de la hausse des prix des carburants au niveau national, l’évaluation des répercussions de ces hausses sur le pouvoir d’achat des citoyens, les coûts de transport, les prix des produits de base et les chaînes de production, la présentation des mesures gouvernementales prises ou envisagées pour contenir ces hausses et en atténuer les effets, la discussion des alternatives juridiques et pratiques possibles pour plafonner les prix des carburants dans le respect des règles de la concurrence et en garantissant un équilibre entre la protection des consommateurs et la viabilité des acteurs économiques, l’examen de la problématique du stock stratégique national de carburants et de sa capacité à faire face aux crises, ainsi que l’évaluation du dispositif national de stockage et l’examen de la situation du raffinage au Maroc, notamment au regard de la poursuite de la fermeture de la raffinerie « La Samir » et des défis que cela engendre en lien avec la sécurité énergétique et la souveraineté économique. Le Groupe Haraki a également proposé d’examiner la question du renforcement des mécanismes de gouvernance et de transparence sur le marché des carburants afin d’assurer le suivi des prix et le contrôle des marges bénéficiaires.
Le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a souligné, par ailleurs, que la sensibilité de cette question et sa corrélation directe avec le quotidien des citoyens et les équilibres économiques nationaux dictent la nécessité de tenir une réunion de la commission dans les plus brefs délais, de manière à permettre à l’institution législative d’exercer pleinement son rôle de contrôle et de présenter des propositions concrètes contribuant à la protection du pouvoir d’achat des citoyens et au renforcement de la sécurité énergétique du pays.
