M. Mohamed Ouzzine, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, a adressé une question écrite au ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts concernant les allégations médiatiques relatives à la qualité du lait national et les soupçons de diffamation et de chantage portant atteinte à la sécurité alimentaire.
Dans sa question écrite, le député parlementaire haraki a affirmé « comme à son habitude, une plateforme médiatique se prétendant professionnelle a une fois de plus proféré des accusations explicites et directes contre une entreprise nationale, l’accusant de mélanger de l’eau avec le lait et de tromper les consommateurs durant le mois sacré du Ramadan », ajoutant que cette accusation, présentée sous forme d’une question innocente comme le prétend cette plateforme médiatique, n’est en réalité rien d’autre qu’une tentative systématique de désinformation.
M. Ouzzine a fait remarquer, à cet égard, que cette question a dépassé le simple cadre d’une actualité passagère pour devenir un acte d’absurdité flagrant qui porte atteinte profondément à la sécurité alimentaire des Marocains, et dont se dégagent les relents de la diffamation et du chantage purs et simples.
M. Ouzzine a précisé, par ailleurs, que les principes de base du journalisme professionnel et sérieux dictent de ne pas révéler le nom d’un acteur économique dans de telles affaires sans s’appuyer sur un document juridique ou un rapport officiel, s’interrogeant que même en présence de telles justificatifs, pourquoi recourir au scandale et au chantage plutôt que de saisir les tribunaux ? Il a souligné que cela soulève de sérieuses questions quant aux véritables motivations de cette « attaque ».
Dans ce contexte, M. Ouzzine s’est interrogé si le professionnalisme journalistique s’est tari au point de recourir au « chantage flagrant » et aux pressions sur les entreprises nationales, piliers de l’économie rurale, et de porter préjudice à la réputation de nos produits nationaux devant les yeux de nos adversaires et ennemis.
Par ailleurs, le député parlementaire haraki a rappelé que cette plateforme médiatique est connue pour ses précédents en matière de diffamation et de chantage, dont ont été victime une société d’huiles et une entreprise de lait concentré, relevant l’étonnement des citoyens face au silence étrange et inexplicable de l’Office National de Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires (ONSSA), qui ne fait qu’alimenter la suspicion et le doute.
M. Ouzzine s’est interrogé sur la qualité d’une plateforme médiatique qui s’autoproclame « laboratoire national » diffusant des accusations de fraude et de tromperie et sur les « experts fantômes » sur lesquels cette plateforme s’est appuyée pour saper la confiance du citoyen dans sa sécurité alimentaire, ainsi que sur les critères scientifiques et de laboratoire sur lesquels ils se sont basés pour statuer sur la qualité de ce produit, loin des circuits officiels de l’Etat.
Face à ce déferlement de rumeurs qui alimente le « chaos numérique » et compromet les efforts de milliers d’agriculteurs et de coopératives partenaires, M. Ouzzine a appelé le ministère de tutelle à ouvrir une enquête immédiate et approfondie afin de vérifier la véracité de ces allégations et d’éclaire l’opinion publique.
M. Ouzzine s’est interrogé, en outre, sur les mesures juridiques et les sanctions que le ministère prendrait contre cette plateforme médiatique si ces allégations s’avèrent fausses pour « diffamation » et « diffusion de fausses informations » portant atteinte à la sécurité alimentaire nationale.
