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Dans une intervention au nom du Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers:

M. Sbaîi critique le silence de la « déclaration gouvernementale » sur la crise avec l’Union européenne, qui a été enflammée par les adversaires de l’intégrité territoriale

La « déclaration gouvernementale » s’est contentée de reprendre une série de chantiers et de projets lancés lors du précédent mandat sans avoir l’audace politique d’y faire référence et a plagié des paragraphes du rapport du modèle de développement sans être créatif dans la proposition des mécanismes de mise en œuvre nécessaires

Saliha Boujraf

Le Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers a relevé plusieurs critiques à l’égard du « programme gouvernemental » présenté par le Chef du gouvernement, M. Aziz Akhannouch, lundi dernier devant les deux chambres du Parlement, affirmant que « nous attendions que ce document soit une véritable traduction des programmes électoraux ambitieux qui ont été annoncés avec enthousiasme pendant la période électorale, mais nous n’avons trouvé que quelques paragraphes du programme du parti qui dirige le gouvernement, avec une présence très timide des programmes des deux autres partis représentés au gouvernement avec quelques portefeuilles ministériels ».

Le Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers, dans une intervention présentée par M. Yehfdhou Benmbarek au nom du Président du Groupe Haraki à la deuxième chambre, M. M’barek Sbaîi, lors de la discussion du programme gouvernemental mercredi dernier à la Chambre des Conseillers, a souligné que « la déclaration gouvernementale » s’est contentée de faire référence à une série de chantiers et de projets approuvés lors du mandat précédent sans avoir eu l’audace politique de l’indiquer, et a plagié des paragraphes du rapport du nouveau modèle de développement sans innover les mécanismes de mise en œuvre nécessaires.

Par ailleurs, M. Sbaîi a salué l’implication du « programme gouvernemental » dans l’activation de la stratégie diplomatique créative et efficace dont les contours ont été tracés par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui a jeté les fondements de la préservation du renforcement de l’intégrité territoriale.

En revanche, le Groupe Haraki a critiqué le silence du gouvernement sur la réalité de la crise avec le l’Union européenne, qui a été enflammée par les adversaires de l’intégrité territoriale et les courants soutenant leurs manœuvres désespérées au sein des rouages ​​et des structures de l’Union européenne, notamment en ce qui concerne le dossier de l’accord relatif à l’agriculture et à la pêche maritime, appelant le gouvernement et le Parlement à intervenir d’urgence pour reconstruire le partenariat avec l’Union européenne sur des bases solides qui prennent en compte les intérêts légitimes et justes du Maroc, qui restera un partenaire fort et stratégique dans le nouveau monde.

M. Sbaîi a également critiqué la politique sociale du gouvernement, soulignant que le véritable Etat social est fondé sur les principes d’équité et de justice sociale et territoriale, tributaires d’une réforme radicale du système des salaires, d’une réforme fiscale équitable et globale, de l’adoption de l’approche de la discrimination territoriale positive dans l’orientation des investissements publics, d’une réforme radicale des régimes de retraite et de l’élaboration d’un plan global pour le développement des zones rurales et montagneuses et la réhabilitation de leurs populations ; lesquels dossiers ont malheureusement tous été absents des intentions annoncées par le gouvernement.

Le Président du Groupe Haraki à la deuxième chambre n’a pas manqué de s’interroger sur la situation des enseignants, ainsi que des composantes du personnel éducatif et des fonctionnaires, d’autant plus que le gouvernement s’est engagé à augmenter d’un tiers les salaires des nouveaux enseignants (augmentation de 2.500 DH), ainsi que sur la situation des employés et des salaires du secteur privé, la situation de ceux qu’on appelle les « enseignants contractuels », l’institution du soutien social, l’agrégation des programmes et des fonds dispersés entre plusieurs départements ministériels, la gestion du dossier amazigh, l’absence de toute vision relative à la promotion de la culture et du patrimoine hassanis, les modalités de gestion du dossier de l’emploi, de l’inflation, du déficit budgétaire et de la balance commerciale et le silence quant à la hausse des prix des denrées alimentaires de base et des produits énergétiques qui impacte les bourses des marocains.

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