Drissi souligne l’importance du dialogue pour résoudre les dossiers en suspens dans le secteur de l’éducation
M.Amzazi promet auxenseignants cadres des AREF, au sein du Parlement,deleur garantir tous leurs droits

Saliha Boujraf:

Abderrahman Drissi, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers, a affirmé que le dialogue est la solution la plus appropriée pour résoudre les différents dossiers sociaux en suspens dans le secteur de l’éducation, réitérant l’appel à toutes les parties et composantes de la société civile à faire du dossier de l’éducation la deuxième cause nationale, loin des calculs électoralistes éphémères.

Par ailleurs, le conseiller parlementaire harakis a salué les efforts déployés par le ministère pour sauver et assurer la réussite de deux années scolaires et universitaires malgré la conjoncture marquée par la pandémie« Covid-19 », et trouver des solutions à une série de dossiers qui n’ont cessé de préoccuper le corps éducatif.

En revanche, M. Drissi a appelé certaines parties à cesser de semer les tensions à des fins politiciennes et à s’armer d’audace pour exprimer clairement leurs positions  au lieu de jouer sur deux cordes et de lier les positions exprimées aux positionnements occupés,d’autant plus que les empreintes de chaque composantes ont gravées dans la mémoire du secteur.

Dans ce sens, il a appelé à l’accélération de la résolution les quelques dossiers toujours en suspens, dont notamment les revendications portant sur la promotions, l’accès des enseignants du primaire au grade hors-échelle, les titulaires de diplômes, l’administration pédagogique,les inspecteurs et le parachèvement du paiement des indemnités dues aux victimes des deux statuts, exprimant l’espoir que les initiatives du ministère soient positivement accueillies par le ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration.

Commentant la réponse apportée par le ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M.Saaïd Amzazi,  à une question d’actualité au sujet du« dossier des enseignants cadres des Académies régionales d’éducation et de formation », lors de la séance des questions orales tenue mardi dernier à la Chambre des Conseillers, M. Drissi a mis en exergue l’importance d’adopter l’option de régionalisation dans le recrutement public dans le secteur, notant que cette option, qui est un préalable essentiel pour réaliser l’équité territoriale, a permis de réduire l’encombrement dans les classes et la déperdition scolaire grâce à la création de plus de 100.000 postes.

Il a appelé à entourer ce recrutement public régional de toutes les garanties légales et réglementaires pour assurer davantage de stabilité professionnelle, matérielle et sociale aux enseignants et ce, en prenant l’initiative de traiter les points controversés et en renforçant l’harmonie du statut des enseignants cadres des AREF avec les dispositions du statut du personnel du Département de l’Education nationale , tout en préservant le caractère régional de ce recrutement public.

Par ailleurs, le conseiller parlementaire haraki a exprimé l’aspiration du Groupe Haraki à généraliser ce recrutement public régional à tous les départements ministériels, établissements publics et collectivités territoriales, appelant le gouvernement à instituer une fonction publique régionale dans le statut général de la fonction publique.

Driss a également proposé d’œuvrer à revêtir le statut des cadres des AREF de davantage de légitimité juridique, à travers son adoption par décret pour lever les craintes soulevées et renforcer la sécurité du recrutement au niveau régional.

De son côté, M.Saaïd Amzazi, ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a adressé un message aux enseignants cadres des AREF du Parlement, en affirmant « permettez-moi de saisir cette occasion pour adresser un message direct aux enseignants cadres des AREF, un message qui découle de la vision du responsable soucieux de garantir le droit à la scolarisation, mais surtout du cœur de l’enseignant et de l’éducateur. Je vous affirmé, de cette tribune, que tous vos droits sont garantis après l’abandon définitif de la contractualisation et votre intégration dans une situation statutaire ».

Le ministre a poursuivi « je vous assure que vos droits sont garantis, car ce statut vous accorde des incitations tout au long de votre carrière professionnelle, et vous assure également la stabilité professionnelle, la sécurité de l’emploi et l’égalité dans tous les droits professionnels », ajoutant que le statut actuel peut faire l’objet de davantage d’amendements qui seraient de nature à améliorer votre situation administrative et matérielle et votre parcours professionnel via un dialogue constructif et fructueux ».

Amzazi a souligné, dans ce sens, que« le dialogue nécessite requiert un engagement en faveur d’une culture de la responsabilité et le respect des horaires scolaires, de s’acquitter du devoir professionnel et ne pas compromettre le droit constitutionnel des élèves à l’éducation ».

Par ailleurs, le ministre a relevé que la participationmassive et volontaire aux concours de recrutement annoncé annuellement par les AREF confirme sans aucun doute que ce recrutement n’a été imposé à personne, car les candidats postulent pour passer ces concoursde manière volontaire, passionnée et déterminée pour les réussir.

D’autre part, M. Amzazi a rappelé les effets positifs de ce modèle de recrutement sur le système éducatif, notant qu’il a permisde garantir le droit à la scolarisation à des centaines de milliers d’enfants, en particulier dans le monde rural, et a contribué à améliorer le système éducatif à travers la réduction considérable de l’encombrementet des classesà niveaux multiples.

 

 

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