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Mme Boujrida plaide en faveur du droit des éducatrices et éducateurs exerçant dans le secteur de l’enseignement préscolaire à être intégré dans la fonction publique

MP/zineb abou abdelah

Mme Aziza Boujrida, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, a attiré l’attention du gouvernement sur la situation professionnelle critique des éducatrices et éducateurs exerçant dans le secteur de l’enseignement préscolaire, affirmant, à cet égard, « on ne peut pas parler de réforme de l’école publique tant que les éducateurs qui y exercent sont dans une situation précaire ».

Commentant la réponse du ministre de l’Education nationale, du Préscolaire et des Sports, M. Saâd Berrada, à une question concernant « la situation administrative et matérielle des éducatrices et éducateurs exerçant dans le secteur de l’enseignement préscolaire », lors de la séance hebdomadaire tenue le lundi 29 décembre 2025 à la Chambre des Représentants, la députée parlementaire harakie a précisé, que ces éducatrices et éducateurs souffrent de précarité car le secteur où ils exercent ne bénéficie ni d’une véritable protection juridique, ni d’une reconnaissance professionnelle claire. Il en résulte de faibles salaires, une précarité de l’emploi et une accentuation des tensions et des protestations.
Mme Boujrida a évoqué l’exemple de la situation professionnelle déplorable des éducatrices et éducateurs travaillant dans le secteur de l’enseignement préscolaire à Marrakech, qui ont été privés de leurs salaires depuis trois mois, relevant les dysfonctionnements qui entachent leur situation administrative et ajoutant « on les a même privés de la carte du bus ».

A cet égard, la députée parlementaire harakie a appelé le ministre Berrada à apporter une réponse claire s’agissant de la volonté du ministère de tutelle de procéder à la véritable intégration de cette catégorie d’éducatrices et d’éducateurs dans la fonction publique, ou plutôt de leur maintien à la merci des humeurs des associations, tout en l’appelant à annoncer des échéances précises et des engagements clairs.
Mme Boujrida a noté que « certes, des mesures qui semblent positives ont été annoncées, telles que l’affiliation à la Caisse nationale de sécurité sociale et la corrélation du soutien accordé aux associations employant lesdits éducatrices et éducateurs au respect du SMIG. Toutefois, la mise en œuvre de ces mesures sur le terrain fait encore défaut ».

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