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La députée parlementaire Boujrida appelle à la généralisation des bourses universitaires, à leur versement de manière mensuelle et à trouver une solution aux problèmes des cités universitaires

Zineb Abou-Abdellah

Mme Aziza Boujrida, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, a souligné que la lutte contre la surpopulation dans les universités marocaines est tributaire de la corrélation entre la régionalisation avancée et l’accès équitable à l’enseignement supérieur.

Intervenant lors de la discussion du projet de loi n° 59.24 relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique, le mardi 25 novembre 2025 au niveau de la Commission de l’enseignement, de la culture et de la communication à la Chambre des Représentants, en présence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, M. Azzedine El Midaoui, Mme Boujrida a souligné l’impossibilité de réduire la surpopulation compte tenu du fait que la répartition actuelle des établissements universitaires ne tient pas compte de l’équilibre territorial et ne répond pas aux besoins spécifiques de chaque région en termes de spécialisations et de programmes de formation.

La députée parlementaire harakie a relevé, à cet égard, que certaines régions mal servies souffrent d’un grand déficit en termes d’établissements, d’équipements et de ressources humaines, privant ainsi les jeunes de ces régions de chances égales d’accéder à l’enseignement supérieur.

Parallèlement, la députée a plaidé pour l’universalisation des bourses universitaires, leur versement mensuel et la résolution des problèmes de logement sur les campus.

Par ailleurs, Mme Boujrida a appelé à la généralisation des bourses universitaires et à leur versement de manière mensuelle, ainsi qu’à la résolution des problèmes des cités universitaires.

La députée parlementaire harakie a également appelé à doter les universités de leurs propres ressources financières et à diversifier ces ressources, ainsi qu’à la simplification des procédures relatives aux dépenses et à la gestion financière, au motif que les universités ne peuvent progresser avec des financements limités.
D’autre part, Mme Boujrida a critiqué le budget médiocre alloué à l’innovation, qui est censée être un levier du développement et de la souveraineté nationale, appelant à l’encouragement de la recherche scientifique et appliquée et à corrélation avec le marché du travail.
La députée parlementaire harakie a également évoqué le rôle des enseignants qui constituent une pierre angulaire de la réforme, notant qu’aucune réforme universitaire n’est possible sans la réhabilitation des enseignants-chercheurs dans leurs droits, car ils constituent le pilier de l’université, les garants de la qualité et le moteur de la recherche scientifique.
Mme Boujrida a également souligné la place primordiale des étudiants, qui sont l’un des piliers de l’université, précisant que toute réforme qui ne place pas les étudiants en son cœur demeure incomplète.

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