MP/ Alia Rifi
Mohamed Ouzzine, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, a adressé une question écrite au ministre de l’Intérieur, M. Abdelouafi Laftit, au sujet des droits juridiques, matériels et commerciaux des agriculteurs et petits exploitants agricoles ayant adhéré au projet de légalisation du cannabis (cas de la Province de Taounate).
Dans sa question écrite, le député parlementaire haraki a souligné que le projet de légalisation du cannabis constitue une étape fondamentale dans le processus d’intégration des agriculteurs et des petits exploitants agricoles dans les trois provinces concernées (Al Hoceima, Chefchaouen et Taounate), légalement autorisées à cultiver cette plante en vertu de la loi n° 13.21 relative aux usages licites du cannabis.
M. Ouzzine a précisé qu’outre l’objectif de développer les utilisations de cette plante à des fins médicales et industrielles, conformément aux obligations internationales du Royaume, cette loi vise également à contribuer au développement des provinces concernées, à améliorer les conditions matérielles et sociales des agriculteurs et des petits exploitants agricoles et à assurer leur stabilité dans leurs zones respectives.
Par ailleurs, le député parlementaire haraki et Vice-président de la Chambre des Représentants a affirmé que selon les déclarations des acteurs concernés, la mise en œuvre de ce projet stratégique n’a pas encore atteint les résultats escomptés en faveur des agriculteurs et des petits exploitants agricoles, notamment dans la Province de Taounate, notant, à cet égard, que « leur présence dans les chaînes de valeur est demeurée limitée, ce qui requiert de relever des défis en lien avec la garantie de leurs droits juridiques, matériels et commerciaux et soulève des interrogations au sujet de leurs aspirations légitimes liées à leur intégration effective dans les mécanismes de production, de commercialisation et de valorisation. Cela nécessite l’adoption d’une approche de développement intégrée à même de valoriser les ressources locales, d’investir dans le capital humain et de réaliser une équité territoriale dans les zones montagneuses concernées, de manière à améliorer le climat d’investissement et à assurer la stabilité et un niveau de vie décent aux populations ».
Sur la base de ce qui précède, M. Ouzzine a interpellé le responsable gouvernemental au sujet de l’évaluation de la mise en œuvre de la loi n° 13.21, ainsi que sur les perspectives d’avenir, s’interrogeant également sur les mesures devant être prises pour garantir les droits juridiques, matériels et commerciaux, et toutes les formes de protection, des agriculteurs et des petits exploitants agricoles ayant adhéré au projet de légalisation du cannabis dans les provinces concernées, dont notamment Taounate, de manière à prospecter des perspectives prometteuses pour élargir le cercle des bénéficiaires, intégrer les jeunes dans les chaînes de valeur de cet important projet national et réaliser le développement et l’équité territoriale et sociale escomptés.