Amzazi délègue les pouvoirs d’autorisation de filmer au sein des établissements d’enseignement publics aux AREF et conditionne l’octroi de cette autorisation par l’exigence de ne pas porter préjudice à l’école marocaine

Zineb Abou-Abdellah:

Saaïd Amzazi, ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a décidé de déléguer les pouvoirs d’autorisation de filmer et d’enregistrer au sein des établissements d’enseignement publics aux services compétents au sein des Académies régionales d’éducation et de formation (AREF).

Dans une circulaire adressée aux directeurs des AREFs, M. Amzazi a indiqué que l’autorisation s’applique à toutes les chaînes de télévision et de radio, les journaux en papier, les sites électroniques nationaux, ainsi que les sociétés de production cinématographiques nationales.

Dans ladite circulaire, le ministre a souligné que les reportages ou les séquences destinés à être filmées ne doivent pas porter atteinte aux constantes nationales ou à l’image de l’école marocaine,ni perturber le cours normal des études,être instrumentalisés à des fins non éducatives ou à des fins portant atteinte à la vie personnelle des individus ou à l’intérêt général.

Dans une fiche technique en annexe de la circulaire,le ministre a conditionné l’octroi de l’autorisation de filmer ou d’enregistrer aux médias nationaux que ces derniers soumettent, aux services compétents des AREFs, une demande d’autorisation de filmer ou d’enregistrer et une copie de la carte d’accréditation délivrée par le ministère des tutelle, et respectent les dispositions du code de la presse et d’édition, notamment celles relatives à la protection des personnes particulières à l’égarddu traitement des données à caractère personnel.

Le ministère a également conditionné l’octroi de ladite autorisation par l’obtention d’un engagement écrit et signé par les parents et tuteurs des élèves, dans lequel ils expriment leur consentement à filmer leurs fils et filles mineurs.

Concernant les sociétés de production cinématographique nationales, la circulaire a conditionné l’octroi de l’autorisation de filmer ou d’enregistrer par la soumission au préalable d’une demande d’autorisation de tournage, d’un synopsis détaillé des séquences devant être filmées, pour s’assurer que le discours à communiquer ne porte pas atteinte aux constantes nationales ou à l’image de l’école marocaine, tout en s’assurant que la société de production concernée dispose d’une autorisation de filmer délivrée par le Centre Cinématographique Marocain (CCM) et respecte les mesures de précaution recommandées par les autorités sanitaires pour prévenir la propagation de la pandémie de la « Covid-19 » ou de toute autre éventuelle pandémie.

 

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