Le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants interpelle le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie Verte et Numérique au sujet de l’évaluation de l’accord de libre-échange que le Maroc a conclu avec la Turquie

Lahmouch s’interroge sur le bilan de l’accord et les mécanismes de suivi de sa mise en œuvre et d’évaluation continue de ses résultats

Le turc « BIM »cause la fermeture de 60 magasins commerciaux dans chaque quartier marocain

Saliha Boujraf:

Le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a interpellé le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie Verte et Numérique au sujet de l’évaluation de l’accord de libre-échange que le Maroc a conclu avec la Turquie.

Dans ce contexte, M. Mohamed Lahmouch, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, a affirmé que le Maroc a signé, il y a plusieurs années, plusieurs accords de libre-échange avec une série de partenaires et ce, dans le cadre de l’orientation qu’il a choisie, qui consiste en l’adoption de la politique d’ouverture dans le domaine du commerce extérieur et de la diversification de ses partenariats.

Intervenant lors de la séance de questions orales à la Chambre des Représentants, M. Lahmouch s’est interrogé sur le bilan de ces accords et dans quelle mesure ces accords ont réalisé les objectifs pour lesquels ils ont été conclus, ainsi que sur les mécanismes de suivi de leur mise en œuvre et d’évaluation continue de leurs résultats.

Par ailleurs, M. Lahmouch s’est également interrogé sur les perspectives d’avenir de ces accords à la lumière du bilan actuel et des résultats de l’évaluation.

Pour sa part, M. Moulay Hafid Alalamy, ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie Verte et Numérique, a souligné que la Turquie avait récemment accepté la révision de l’accord de libre-échange avec le Maroc pour le rendre bénéfique pour les deux parties et ce, après un « débat houleux ».

Elalamy a précisé que le problème entre le Maroc et la Turquie est « commercial » et concerne le secteur du textile principalement, « où nous avons perdu 19.000 postes d’emplois en 2014, 24.000 en 2015, 35.000 en 2016 et 44.000 en 2017 ».

Le ministre a affirmé que la partie marocaine avait informé la partie turque de ces pertes et exigé d’elle de trouver une solution qui ne nuise pas aux intérêts du Royaume, faute de quoi « l’accord serait suspendu unilatéralement ».

Concernant les supermarchés turcs « BIM », le ministre a affirmé que ces supermarchés ne vendent pas de produits marocains et causent la fermeture de 60 magasins commerciaux dans chaque quartier marocain, rappelant qu’il avait informé le PDG de cette société turque de l’impossibilité de la poursuite des relations commerciales actuelles et luiavait demandé de choisir entre la vente par ces supermarchés de 50% des produits marocains ou leur fermeture définitive.

Partager sur Facebook