Dans deux commentaires du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants des réponses du ministre de la Santé : Mme El Hatimi appelle à une intervention pour sauver les citoyens de la « cupidité » de certaines cliniques qui nuisent au secteur

Lamkhantar met en garde contre le danger de pénurie des médicaments et appelle à la programmation de caravanes médicales en vue du dépistage du cancer et à la fourniture des antidotes contre les piqûres de scorpions dans les centres ruraux

Saliha Boujraf

Le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a appelé, hier lundi à Rabat, le ministre de la Santé à intervenir pour mettre fin aux actes illégaux commis par certaines cliniques qui nuisent au secteur de la santé.

Mme Ghita El Hatimi, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, a affirmé que « en raison de la dégradation de la qualité des services dans les hôpitaux publics ou de la longue et déraisonnable délais de prise des rendez-vous pour effectuer les examens médicaux, certains patients sont contraints de recourir aux cliniques, mais ils se heurtent au fait qu’on leur demande de payer des montants en dehors de ce qui est dû, c’est-à-dire ce qu’on appelle « le noir », de remettre des chèques en blanc comme garantie ou de signer un imprimé, en violation flagrante de la loi. De plus,les patients se heurtent au gonflement des factures par certaines cliniques qui ne se conforment pas aux dispositions légales qui imposent la publication des prix ».

Commentant la réponse de M. Khalid Aït Taleb, ministre de la Santé, Mme El Hatimi a mis l’accent sur la nécessité d’intervenir en intensifiant les mécanismes de contrôle des cliniques privées et des établissements médicaux et en leur faisant obligationde respecter le tarif de référence et de lerendre public dans l’espace d’accueil, tout en remédiantaux dysfonctionnements quientachent la mise en œuvre du programme de couverture médicale.

Mme El Hatimi a appelé le ministre à veiller à ce que les cliniques privées agissent dans la transparence conformément à laloi n° 13-131 et à la loi n° 00-65 et respectent les conventionssignées, et à renforcer la couverture médicale universelle, ainsi qu’à la mise en place d’unnumérovertau niveau de chacunedes régions du Royaume et à la désignationd’un responsable ayant un sens patriotique élevé.

Pour sa part, le ministre de la Santé, M. Khalid Aït Taleb, a imputé la responsabilité de cesactes illégauxaux patients et aux établissements de santé privés, affirmant, en réponse à une question présentée par le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants lors de la séance des questions orales, que « ces actes illégaux sontla responsabilité de ceux qui donnent et de ceux qui reçoivent » et ajoutant « dans des situationsordinaires, les personnesléséesont le droit de recourir à la justice ».

  1. Aït Taleb a souligné que le ministère de la Santé a mis en place les mécanismes nécessaires pour endiguerce phénomène, indiquant, à cet égard, que quand le ministère reçoit une plainte, il procède à une inspection inopinée pour s’enquérirdes faits et y remédier immédiatement.

Dans un autre contexte, M. Mustapha Lamkhantar, membre du Groupe Haraki àla Chambre des Représentants, a mis en garde contre le danger de la pénurie de certains médicaments indiqués pour les maladies chroniques, en particulier dans les provinces d’El Jadida et de Safi, affirmant que « les patients ayant un revenu limité ou nécessiteux se retrouvent en difficulté, car outre le coût élevé de certains médicaments et la rupture d’autres, ils sont contraints d’abandonner le traitement et d’attendre une mort lente ». Il a appelé, à cet égard, le ministre de la Santé à intervenir pour résoudre cette problématique.

  1. Lamkhantara également demandé au ministre de la Santé, dans un commentaire supplémentaire, d’intervenir pour programmer des caravanes médicales en vue du dépistagedu cancer à travers les régions duRoyaume, en particulier dans les villages, relevant que « faceà l’indigence de certains citoyens, en particulier dans le monde rural, ils ne découvrent qu’ils sont atteints de cette maladie mortelle que lorsqu’ils parviennent aux derniers stades de cette maladie ».
  2. Lamkhantarn’a pas manqué d’appeler le ministre de la Santé àdoter lescentres hospitaliers en milieu rural des antidotescontre les piqûresde scorpions au lieu d’en approvisionner uniquement le centre, affirmant, dans ce sens, « il est inconcevable qu’une personne victime d’une piqûrede scorpion ou d’une morsure de serpent supporte la douleur et soit tenue de parcourir 50 ou 70 km pour recevoir des soins de santé dans le centre ».

 

 

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