L’Université Populaire ouvre un débat autour du thème « Droits et libertés, entre l’individu et la société » : Ouzzine souligne que rester silencieux à propos de questions sensibles risque de creuser le fossé entre les composantes de la société

Saliha Boujraf:

Mohamed Ouzzine, Coordinateur de l’Université Populaire, a mis l’accent,samedi dernier à Salé, sur la nécessité de chercher une formule consensuelle pour aborder certaines questions sensibles, affirmant que « rester silencieux à propos de certaines questions sensibles ou semblent l’être risquerait de creuser le fossé entre les composantes de la société ».

Le Coordinateur de l’Université Populaire a souligné la nécessité pour le Maroc de rester attaché et uni autour du dénominateur commun qui rassemble tous les Marocains dans une patrie forte de la diversité de ses affluents linguistiques et de la multiplicité de ses référentiels intellectuels et idéologiques.

Par ailleurs, M. Ouzzine a révélé les raisons du choix du thème « Droits et libertés, entre l’individu et la société » pour être débattu lors de la 11ème édition de l’Université Populaire, affirmant à cet égard « je ne vous cache pas que le choix de ce thème était aisé, car les avis des militantes et des militants harakis avaient divergé à son sujet. En effet, certains d’entre eux avait émis des réserves sur la nature du thème au prétexte de la sensibilité excessive de certaines de ses manifestations et problématiques, alors que d’autres avaient affirmé que le débat portant sur tout ce qui s’accapare l’attention de la société doit aller le plus loin possible, tant que l’objectif est noble et que ce débat cherche à promouvoir une nouvelle culture fondée sur l’audace et la franchise dans le débat ».

S’exprimant lors de l’ouverture des travaux de l’Université Populaire, bras intellectuel du parti du Mouvement Populaire, M. Ouzzine a mis en garde contre le confinement dans le silence et l’indifférence face aux questions sensibles qui préoccupent l’opinion publique, notant que la plupart de nos problèmes et dilemmes sont causés par l’indifférence et le silence.

Ouzzine a ajouté, dans ce sens, « aujourd’hui, sous l’ère de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui a adopté le ton de la franchise et de la clarté dans ses orientations et ses discours, nous sommes appelés à aborder toutes les questions, aussi complexes et compliquées soient-elles. Le modèle du Code de la famille est le meilleur exemple que le consensus est possible ».

Ouzzine a appelé à l’implication de tous les courants et sensibilités intellectuels dans la société marocaine dans ce débat public afin de faire face aux parties hostiles au Maroc qui exploitent certaines affaires et des cas isolés pour porter préjudice à l’essor en matière de droits de l’Homme qu’a accompli le Maroc, avant et après le contrat constitutionnel de 2011.

Ouzzine a poursuivi, en outre, « il faudrait surmonter le confinement dans la provocation et la contre-provocation et rompre avec une logique qui n’a rien à voir avec la logique et qui n’a pour objectif que de marquer des points dans unebataille politicienne qui n’a rien à voir avec la noble bataille politique ».

Ouzzine a conclu en rappelant les positions médianes et modérées du parti du Mouvement Populaire, fondées sur les valeurs de « Tamaghrabit » (marocanité), affirmant dans ce sens « ni les vents de l’Orient ne remettent en cause les valeurs héritées des militantes et militants harakis, ni les vagues venant de l’Occident ne sont capables de changer leurs caractère et instinct qu’ils ont hérités de leurs ancêtres ».

Ouzzine a souligné que « la liberté demeure et demeurera la règle au Maroc, et malgré l’accentuation des divergences, ses fils et filles peuvent gérer ces divergences dans le cadre d’une nation unique et unifiée ».

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