Dans une intervention du Groupe Haraki au sujet du projet de loi n° 45.13 relative à l’exercice des professions de rééducation, de réadaptation et de réhabilitation fonctionnelle :MmeAhkim demande le traitement de la situation des professionnels du secteur de la santé selon une approche globale et équilibrée

Elle souligne l’importance de ce texte législatif et appelle à faire prévaloir la sagesse et à tenir en compte la situation des zones enclavées, rurales et montagneuses

Saliha Boujraf:

Le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a appelé au traitement de la situation des professionnels du secteur de la santé selon une approche globale et équilibrée, garantissant leurs droits et les droits de la société.

Dans une intervention au nom du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants lors d’une séance plénière consacrée à la discussion duprojet de loi n° 45.13 relative à l’exercice des professions de rééducation, de réadaptation et de réhabilitation fonctionnelle, MmeLaïla Ahkim a considéré que l’adoption des textes législatifs est « très importante », en particulier quand il s’agit de l’organisation des professions, précisant toutefois que l’élaboration de ces textes législatifs devrait être basée sur une évaluation de leur impact potentiel, tout en veillant, par la suite, à l’accompagnement efficace de leur mise en œuvre.

Par ailleurs, MmeAhkim s’est interrogée si le gouvernement mobiliserait, après l’entrée en vigueur de projet de loi, un effectif suffisant d’ophtalmologistes dans les hôpitaux publics ou le secteur privé à travers les différentes régions du Royaume, prendrait en charge les coûts des soins dont bénéficieront les populations nécessiteuses et démunies et prendrait en compte les intérêts des opticiens et des lunetiers et d’autres professions de la santé qui assument des responsabilités sociales et offrent des opportunités d’emplois.

MmeAhkim a ajouté, dans ce sens, « nous ne privilégions pas une profession au détriment d’une autre et nous ne voulons pas que ce projet de loi ayant une forte connotation sociale soit instrumentalisé par certaines organisations à des fins électoralistes étroites, car les professions de la santé sont des professions complémentaires et harmonieuses et se chevauchent entre elles, et sont exercées par des citoyens marocains ».

Après avoir souligné l’importance de ce texte législatif, MmeAhkim a appelé le ministre de la Santé à faire prévaloir la sagesse dans la conduite de ce dossier afin de ne pas provoquer de sédition et de guéguerre entre les professionnels, d’autant plus que le gouvernement avait justifié les amendements apportés à ce projet de loi au niveau de la Chambre des Conseillers (article 6) en se basant sur des critères scientifiques et des expériences comparatives, sachant que ces comparaisons n’ont focalisé que sur les professions et non sur les zones où elles sont exercées, ce qui signifie que la situation des zones enclavées, rurales et montagneuses n’a pas été prise en compte.

MmeAhkim a précisé, à cet égard, que le gouvernement n’a pas pris également en considération les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) préconisant la formation des techniciens dans les professions de la santé pour permettre aux habitants de ces zones de bénéficier d’un panier de soins médicaux.

MmeAhkim a évoqué, dans ce sens, les zones où la couverture médicale dans de nombreuses spécialités est considérée comme très faible ou inexistante, indiquant que la couverture médicale dans bon nombre de régions est jugée modeste, citant à cet égard les chiffres publiés par le Haut-Commissariat au Plan ; lesquels chiffres révèlent la situation critique des zones montagneuses et rurales dans le domaine de la santé et la hausse du niveau de pauvreté, ce qui nécessite d’adopter une approche globale établissant des correspondances entre les professions et les territoires et garantissant le droit de tous les citoyens marocains aux soins médicaux, qui est un droit constitutionnel.

Il est à signaler que la Chambre des Représentants a adopté le projet de loi n° 45.13 relative à l’exercice des professions de rééducation, de réadaptation et de réhabilitation fonctionnelle grâce au vote favorable de 90 députés parlementaires, l’opposition de 32 députés parlementaires et l’abstention de 12 députés parlementaires.

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