Laenser dans un dialogueouvert avec les médias, organisé par la Fondation Al Fakih Attetouani sur les questions qui préoccupent la société :

Aucun indice ne présage d’un remaniement gouvernemental et l’action des ministres du parti mérite d’être saluée

La Jeunesse et les Femmes Harakies préparent leurs congrès en toute indépendance, conformément aux grandes orientations du parti

Saliha Bajaraf:

Mohand Laenser, Secrétaire général du Mouvement Populaire, a critiqué, mercredi dernier à Rabat, la course effrénée de certains partis politiques vers la préparation des élections de 2021 de manière prématurée et aux dépens des citoyens, affirmant à cet égard« tout le monde a les yeux rivés sur en 2021. Certes, les partis ont le droit de se préparer pour cette échéance, mais cela ne devrait pas se faire au détriment des citoyens ».

Dans un dialogue ouvert avec les représentants de certains médias nationaux sur les questions qui préoccupent la société, organisé par la Fondation Al Fakih Attetouani, M. Laenser a souligné qu’avant de se lancer dans une course vers les échéances de 2021, la réflexion devrait porter sur la manière de reconquérir la confiance du citoyen dans les urnes et les partis politiques.

Laenser a rappelé, à cet égard, la responsabilité des partis politiques par rapport à de nombreuses questions, dont notamment la tentative de certains de répandre une idée négative sur la situation de l’économie nationale et d’ignorer tout ce qui a été réalisé.

Le Secrétaire général du Mouvement Populaire a exprimé son étonnement du paradoxe relevé entre ceux qui perçoivent la situation du Maroc avec inquiétude et insatisfaction, voire dénient ce qui a été réalisé, et les indicateurs publiés par les institutions nationales qui révèlent les réalisations importantes qu’a enregistrées le Royaume et dont devraient être fiers tous les Marocains.

Dans ce sens, M. Laenser a affirmé « personnellement, je suis étonné quand j’entends ceux qui disent que rien n’a été réalisé dans notre pays, alors que les données officielles révèlent une réduction significative du taux de pauvreté et le lancement de grands projets qui devraient impacter positivement notre pays et le hisser au rang des pays développés, tels que le complexe portuaire de Tanger Med qui est désormais le plus grand port d’Afrique et le progrès réalisé dans le secteur de l’industrie, et plus particulièrement du secteur automobile qui a récemment enregistré l’inauguration d’une nouvelle usineà Kénitra, ainsi que d’autres réalisations qui émergent davantage dans les villes ».

Laenser a ajouté « il est vrai qu’un déficit est à relever au niveau des institutions par rapport aux attributions que leur reconnait la constitution, en plus de l’émergence d’un discours populiste. Je crains que cela conduise à une sorte de dérapage qui sera difficilement contrôlable.C’est ce que nous ne souhaitons pour notre pays et nous devons y remédier ».

Par ailleurs, M. Laenser a évoqué la problématique du « blocage » dans la formation du gouvernement, affirmant « la problématique réside dans le fait que les partis marocains ne concluent pas des alliances préalablement aux élections, car lorsque des alliances préalables sont tissées la formation d’un gouvernement devient plus facile. Nous ne devons pas trop nous arrêter sur ce qui est arrivé, car cette problématique concerne les partis et non les personnes et la problématique ne concernait pas l’article 47 de la Constitution ».

Abordant également la coalition gouvernementale, M. Laenser a souligné qu’il était difficile de travailler en harmonie dans le cadre d’une coalition de six partis ayant des visions différentes, mais tout le monde œuvre pour assurer la réussite du gouvernement à travers le rapprochement des points de vue sur les questions majeures, car l’objectif est l’intérêt national et des citoyens, et non l’intérêt partisan étroit. M. Laenser a précisé, en outre, qu’aucun indice ne présage actuellement d’un remaniement gouvernemental.

Le Secrétaire général du Mouvement Populaire a salué le travail des ministres du Mouvement Populaire, soulignant que les responsabilités qui leur incombent ne sont  pas faciles. Il a poursuivi, dans ce sens, « contrairement à ce qui est colporté, la problématique des étudiants en médecine et des enseignants contractuels ne relève pas de la responsabilité de M. Saïd Amzazi, ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Nous sommes étonnés, par exemple, de l’attitude des étudiants en médecine d’autant plus que le gouvernement a satisfait à l’essentiel de leurs revendications, à l’exception d’une seule revendication qui ne peut pas être satisfaite sous la forme requise, car les étudiants en médecine dans le secteur privé ou ceux étudiant à l’étranger sont des Marocains et ils ne peuvent pas être exclus des concours comme le revendiquent les étudiants en médecine du secteur public ».

Le Président de la Région Fès-Meknès, qui a évoqué la régionalisation et ses contraintes, a estimé que le parachèvement du processus de décentralisation constitue l’un des plus grands défis qui devrait être relevé.

Laenser a évoqué, à cet égard, certains défis auxquels font face les présidents des Régions, à savoir notamment la répartition juste et équitable des ressources financières de la région via un système fiscal local. Considérant qu’il s’agit ainsi de la deuxième épreuve à passer au regard des ressources financières limitées, M. Laenser a indiqué que la gestion autonome demeure l’une des plus grandes contraintes auxquelles se heurtent les présidents des Régions.

Laenser n’a pas manqué d’exprimer son bonheur d’avoir interagi positivement avec l’appel des militantes et militants harakis, qui l’ont exhorté à se porter candidat une nouvelle fois pour assumer la responsabilité du Secrétariat général du Mouvement Populaire.

Laenser a également souligné que le Mouvement Populaire est présent et actif dans tout le Royaume et qu’il est conscient des grands défis à venir, tout en évoquant les préparatifs menés par l’Association des Femmes Harakies et la Jeunesse Harakie en perspective de l’organisation de leurs congrès respectifs.

Laenser a précisé que ces deux organisations parallèles importantes du parti travaillent de manière indépendante, mais dans le respect des grandes orientations du parti, affirmant à cet égard que« les femmes et les jeunes ont pleine latitude pour gérer cette échéance ».

En conclusion, M. Laenser a exprimé l’espoir que le Mouvement Populaire, dont la fondation remonte à 60 ans, occupe une position avancée durant les futures échéances électorales.

Partager sur Facebook